Copyright Capital veut investir dans le travail des influenceurs

Copyright Capital veut investir dans le travail des influenceurs

Creator Economy. Pour développer leur croissance, les start-ups et les entreprises ont la possibilité d’aller chercher des fonds auprès d’investisseurs ou auprès des banques. Pour les créateurs de contenu, la recherche de financement s’avère plus compliquée. Les banques sont trop frileuses face à leur situation. Ils n’intéressent pas non plus les fonds d’investissement, car jugés trop petits. Alors, que leur est-il possible de faire pour réaliser des projets bien plus gros? Pour répondre à cette question, Jonathan Mayorkas et deux autres associés, ont fondé en juin 2022, Copyright Capital.

« Nous avons remarqué que le secteur de l’influence avait un problème de financement, car les créateurs n’ont pas accès à un certain niveau de capital. On s’est demandé ce que l’on pouvait faire pour adapter des produits financiers traditionnels à la Creator Economy », explique le co-fondateur au site Les Gens d’Internet. Le fonds d’investissement a travaillé sur trois offres différentes: une avance sur les revenus (globaux ou des partenariats, par exemple), l’achat de contenus et l’investissement pur et dur dans des projets portés par des créateurs de contenu.

Le fonds d’investissement destiné aux influenceurs

En parallèle, et afin d’estimer la valeur des contenus proposée par les influenceurs, Copyright Capital a développé une plateforme. « Cette technologie de scoring nous permet d’évaluer la valeur des contenus. Les créateurs nous donnent un accès en lecture seule à leur chaîne YouTube, par exemple. Une fois que l’on a leurs données, on évalue la valeur de leurs contenus en fonction des revenus qu’ils ont générés depuis leur publication. Dans un second temps, notre technologie basée sur l’intelligence artificielle va prédire les revenus du créateur dans les mois futurs, en fonction de ses contenus actuels et de son taux d’engagement. À partir de ces informations, nous sommes capables de lui apporter du capital », explique Jonathan Mayorkas.

Copyright Capital a déjà collaboré avec des créateurs en France, au Royaume-Uni et en Turquie. « Nous avons signé plusieurs créateurs pour une web-série. Pour un créateur gaming, nous avons acheté une partie de ses contenus afin de lui permettre de réaliser de nouveaux projets. Nous avons également permis à une créatrice de beauté étrangère d’avoir en avance, tous les revenus qu’elle allait percevoir sur plusieurs mois », indique Jonathan Mayorkas. « Notre ambition, c’est que les créateurs développent leurs activités et qu’ils puissent réaliser leur projet. On a envie d’être un partenaire de confiance pour les créateurs », conclut-il.

Aux États-Unis, plusieurs fonds d’investissement ont vu le jour au cours de ces deux dernières années, à l’image d’Antler et de Creative Juice. « Les créateurs sont l’avenir des petites entreprises américaines, et nous sommes ravis de les soutenir », précise la seconde entreprise sur son site Internet. Des créateurs aux millions d’abonnés comme le YouTubeur MrBeast ont participé à sa création. Il l’a co-fondé pour étendre sa notoriété sur le Web et en-dehors. Il a notamment créé une nouvelle entreprise de snacks vendus dans les magasins Walmart.

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