Jellysmack veut aider les vidéastes à faire « exploser leurs contenus »

Jellysmack veut aider les vidéastes à faire « exploser leurs contenus »

Influenceurs. Pour être créateur de contenu et s’assurer un avenir pérenne, les influenceurs n’ont d’autres choix que de diversifier leurs activités. S’il y a quelques années, le conseil numéro un était de ne se concentrer que sur une seule plateforme, aujourd’hui, le discours a un peu changé. Pour éviter de n’être dépendant que d’un réseau social et de n’avoir qu’une, ou deux sources de revenus, les créateurs de contenu n’hésitent pas à s’installer sur deux, trois voire quatre autres applications.

Entre Instagram, TikTok, Twitch, Pinterest ou encore YouTube, ils n’ont que l’embarras du choix. Seule contrainte: imaginer du contenu pour une application demande déjà du temps, alors pour plusieurs… Surtout quand il faut également s’adapter aux algorithmes et tendances des unes et des autres. C’est pour les aider dans ce développement que Jellysmack, fondé par Robin Sabban, Michael Philippe et Swann Maizil, a vu le jour en 2016. D’abord lancé aux États-Unis, la société s’est également développée en France et en a fait son second marché.

De la data, de l’humain et de la création

La proposition de Jellysmack est d’aider les créateurs à développer leur présence sur plusieurs réseaux sociaux en gérant leur page, et notamment leurs publications, de A à Z. « La vocation de Jellysmack est d’aider les créateurs vidéo à faire exploser leur contenu, en optimisant leur diffusion dans une logique cross-plateforme », précise au magazine Les Gens d’Internet, Tristan de Francqueville, country manager France. « Notre rôle est de les aider à aller plus loin. S’ils sont très performants sur une plateforme, on les pousse à en explorer d’autres. Ils sont très souvent experts sur une application, nous les aidons à s’imposer sur plusieurs plateformes », renchérit Rachel Saada, marketing manager chez Jellysmack.

L’entreprise se concentre pour le moment sur les vidéastes. Pour les épauler au mieux, elle a développé une approche bien rodée. « On les épaule à travers deux choses: une expertise humaine et notre technologie. On a développé nos propres technos qui nous permettent de détecter les créateurs les plus créatifs. Une fois qu’ils sont rentrés chez Jellysmack, on les aide dans la gestion et leur optimisation de leurs vidéos en faisant de l’A/B testing, en optimisant l’acquisition d’abonnés engagés ou encore en détectant la bonne cible pour accompagner leur croissance », détaille Tristan de Francqueville.

Ces outils de datas vont permettre aux équipes, mais aussi aux créateurs, de savoir les vidéos qui ont le mieux performé, à quel moment et sur quelle plateforme. Ils pourront ainsi mieux travailler leur ligne éditoriale pour proposer un contenu qui plaît. Au-delà du logiciel développé en interne, plusieurs équipes sont présentes pour travailler main dans la main avec les talents. Il y a les profils (success manager et partnership manager) qui vont accompagner les influenceurs dans leur tâche quotidienne, les équipes de production et d’opération (community manager, content strategist…) qui ont pour rôle de travailler sur les vidéos et de les diffuser. Enfin, d’autres personnes sont plus qualifiés pour travailler sur le côté data.

80 créateurs français travaillent avec Jellysmack

L’ensemble de ces profils réfléchissent aux plateformes à développer pour tel ou tel créateur et à la meilleure manière de le faire. »Le créateur ne peut pas maitriser toutes les plateformes, tous les codes. Quand on a TikTok qui arrive avec des formats très courts, alors que le créateur vient de YouTube, la narration et le montage sont totalement différents. On maîtrise les plateformes. On va éditer le contenu, on va l’orienter », confie le country manager France.

Cette façon de procéder a déjà séduit 80 personnalités du Web en France. Villebrequin, Akram Juniot, Fit Claire, Nota Bene ou encore Naomie Beauty Secrets font partie des influenceurs travaillant avec les équipes. Au total, une dizaine de catégories (automobile, cuisine, beauté…) sont représentées au sein de la structure. La plus grande réussite de Jellysmack en France? Avoir permis au chef Michel Dumas d’avoir atteint le million d’abonnés. « On peut, par la puissance de notre techno, et notre assise, faire en sorte de doubler la communauté d’un créateur », se réjouit Tristan de Francqueville. Au niveau mondial, l’entreprise a signé avec de grands noms, comme MrBeast ou encore PewDiePie. Au total, en 2022, ce sont plus de 400 profils qui travaillent avec Jellysmack, soit une croissance de 300% en une année.

Si le contenu, la diversification des plateformes et l’augmentation du nombre d’abonnés sont au centre des préoccupations des créateurs, leur rémunération l’est tout autant. En allant toucher des réseaux sociaux différents, les talents peuvent espérer une diversification de leurs revenus. S’établir sur plus de réseaux sociaux possibles est l’une des tendances à suivre de près selon l’équipe de Jellysmack. « Les créateurs ont compris qu’il fallait multiplier leur présence, pour éviter d’être dépendants et développer leurs revenus », conclut Tristan de Francqueville. « L’objectif est de faire en sorte que le créateur puisse vivre de son contenu, en faisant en sorte qu’un utilisateur reste le plus longtemps possible sur sa vidéo », rajoute quant à elle Rachel Saada.

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