Les nano-influenceurs en France de plus en plus sélectifs dans leurs partenariats

Les nano-influenceurs en France de plus en plus sélectifs dans leurs partenariats

Influenceurs. Dans le secteur du marketing, on trouve rassurant de ranger par typologie les sujets, les personnes, les conversations, les chiffres… C’est de cette manière que nous avons pu voir apparaître une classification des créateurs de contenu: les nanos, les micros, les mégas et les gigas. Pour la réaliser c’est très simple, il suffit de se baser sur le nombre d’abonnés. Mais ça ne fait pas tout…

Lors de notre premier café virtuel de l’influence organisé avec Estelle Ducommun, nous avons invité Fanny Laux, nano-influenceuse @talksaboutfanny, et Emma Sauval, Community Lead chez Hivency, à venir parler de l’une de ces catégories. La discussion, comme vous vous en doutez, s’est concentrée sur les plus petits profils de créateurs de contenu appelés plus couramment les nano-influenceurs.

Durant une heure, elles sont revenues sur ce qu’est la nano-influence en France, des avantages aux inconvénients agrémentés d’exemples et de leurs histoires professionnelles. Pour ceux qui n’ont pas pu assister à cette conférence, nous vous proposons un résumé non exhaustif de ce qui a pu être dit.

La nano-influence en France, quels avantages en 2022?

Commençons tout d’abord par définir la nano-influence. Qu’est-ce que cette expression désigne concrètement? Pour Emma Sauval, il s’agit « d’un créateur de contenu qui a moins de 5000 abonnés, ou moins de 10.000 abonnés selon la vision de chacun. En d’autres termes, c’est une personne sur les réseaux sociaux qui a une communauté restreinte ». Cet utilisateur se distingue des autres par son envie de partager du contenu autour d’une passion qui peut être large comme le lifestyle ou bien plus niche comme les parfums.

« Il a une proximité avec sa communauté via les échanges en commentaires ou en messages privés », poursuit Emma Sauval. Une information qui sera approuvée par la nano-influenceuse Fanny Laux. « Comme on a moins d’abonnés que les profils les plus suivis, il est facile d’inciter sa communauté à réagir à ce que l’on dit, ce qu’elle fait assez régulièrement. De cette manière, je peux dire que je me sens proche d’elle. » Le taux d’engagement de ces profils sur Instagram dépassent aisément les 7%, tandis que pour ceux ayant plus de 100.000 abonnés, on se situe généralement autour des 2%.

Cette proximité a également un avantage dans les collaborations. Fanny Laux a travaillé durant six mois avec la marque Cabaïa. Chaque mois, l’équipe lui envoyait des nouveautés pour qu’elle puisse les mettre en avant sur son profil. Une fois le partenariat terminé, sa communauté à continuer de lui en parler. « Ma communauté a adoré Cabaïa. Aujourd’hui encore, certains me demandent si je n’ai pas un code promo », précise-t-elle. Selon Emma Sauval, lorsqu’une marque et un nano-influenceur s’entendent, une relation sur le long terme peut être adoptée. L’entreprise s’assure ainsi un ambassadeur de choix durant plusieurs mois.

Faut-il payer un nano-influenceur?

Les marques sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers ce genre de profils pour notamment leur proximité avec leurs abonnés. C’est aussi une manière pour elles de se rapprocher un peu plus de leur consommateur idéal. Un autre point attire également les entreprises vers cette forme d’influence: il n’y a pas forcément de rémunération pour créer une campagne. Ces influenceurs peuvent être sollicités avec de la dotation de produits. Mais quand même, « il faut que ça soit une belle proposition ou une participation à un événement en exclusivité », pour que l’offre soit acceptée, ajoute Emma Sauval.

Si pendant un temps cette stratégie a fonctionné, Fanny Laux tient à alerter sur une possible évolution. « Je demande systématiquement à une marque s’il est possible d’avoir une rémunération. Quand elle me répond « non » et que je vois par la suite qu’elle collabore avec Caroline Receveur, je décline sa proposition », raconte la nano-influenceuse. Elle estime que la création d’un contenu leur demande assez de temps pour ne pas avoir une contrepartie plus généreuse de leur part. Le plus souvent, ils le font sur leur temps libre, car ils travaillent à côté « Je trouve dommage que l’on nous juge selon notre nombre d’abonnés, alors que pour nous, nano-influenceurs, il serait intéressant de le faire selon nos statistiques », poursuit-elle. Sous-entendu que l’impact qu’ils ont le temps d’une campagne est assez bénéfique pour les entreprises.

Emma Sauval a noté de son côté ce changement d’attitude des nano-influenceurs. Selon elle, c’est à eux de démocratiser et d’éduquer les marques sur cet aspect-là. La Community Lead chez Hivency tient aussi à ajouter qu’une marque ne peut pas se tourner vers un nano-influenceur avec une liste de demandes bien précises pour le partenariat. Il ne respectera pas l’ensemble de ces conditions et, dans le pire des cas, choisira d’annuler sa collaboration. « Ce n’est pas comme avec des micro-influenceurs, vous ne les rémunérez pas. Laissez-leur le choix de penser leurs contenus ». Elle complète en indiquant que « leur contenu est authentique. Il est souvent réalisé avec moins de moyens que pourrait mettre un influenceur avec plus d’abonnés, mais ses publications sont appréciées et agréables à regarder ».

Pour participer au prochain café virtuel de l’influence, rendez-vous sur LinkedIn pour les inscriptions.

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