La DGCCRF a enquêté sur 60 influenceurs, 60% d’entre eux ne respectent pas les règles

La DGCCRF a enquêté sur 60 influenceurs, 60% d’entre eux ne respectent pas les règles

Influence marketing. Ce 23 janvier, plusieurs annonces ont été faites dans le secteur du marketing d’influence. La première concerne le Collectif AVI (aide aux victimes d’influenceurs) qui a donné sa conférence de presse. L’association a dévoilé que 88 membres ont déposé plainte simultanément contre deux projets menés par des influenceurs sur les réseaux sociaux. Quelques heures plus tard, c’était au tour de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) de communiquer autour d’un travail mené depuis 2021.

L’organisme de répression des fraudes enquête sur les prises de parole d’une soixantaine d’influenceurs français depuis plus d’un an. Des agences de marketing d’influence ont également été contrôlées. Les créateurs de contenu ciblés ont l’habitude de partager autour de « compléments alimentaires, les programmes « minceur », les cosmétiques, ou encore les services de trading ou de paris en ligne. » Ils ont tous un nombre « significatif d’abonnés » ou ont fait « l’objet de signalements par les consommateurs ».

Quelles suites donner à ces manquements de la part des influenceurs?

Sur la soixantaine de profils examinés, 6 influenceurs sur 10 ne sont pas conformes avec la réglementation en vigueur. Leurs partenariats ne sont pas présentés clairement. « Certains ont également trompé les consommateurs sur les propriétés des produits vendus (fausses allégations anti-covid, produits bio ou naturels qui ne l’étaient pas…) ou ont promu des produits ou services risqués, notamment dans le domaine des paris sportifs, en s’affranchissant des règles encadrant ces produits », précise la DGCCRF dans un communiqué de presse. D’autres cas jugés plus graves ont également fait l’objet d’un examen poussé de leur prise de parole: promotion du compte de formation professionnelle, promotion d’opérations esthétiques réalisées par des non professionnels de santé ou encore ceux faisant la promotion de produits de dropshipping.

Quelles sont les sanctions encourues pour ces influenceurs? « Suivant le degré de gravité, les suites données aux enquêtes iront de l’avertissement à la transmission d’un procès-verbal d’infraction au procureur de la République », indique la DGCCRF. Pour rappel, les pratiques commerciales trompeuses peuvent être punies de deux ans d’emprisonnement avec une amende pouvant s’élever jusqu’à 300.000 euros.

En parallèle de ce travail, Bruno Le Maire a lancé le 8 janvier, une consultation sur le site make.org. Jusqu’au 31 janvier, tous les Français ont la possibilité de s’exprimer sur 11 sujets en lien avec les créateurs de contenu. Il est notamment question de définir le métier d’influenceurs et celui d’agent, de contractualiser les partenariats ou encore de penser un code de bonne conduite. Pour participer, rendez-vous sur ce site.

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