Contre les arnaques des influenceurs, ces deux députés LFI déposent une proposition de loi

Contre les arnaques des influenceurs, ces deux députés LFI déposent une proposition de loi

Influence marketing. Le 9 décembre, le ministère de l’économie a convié de nombreux acteurs de l’influence pour tenter de comprendre le fonctionnement du secteur. Autour de la table, il était possible de retrouver des agences, des plateformes et autres organismes évoluant dans le milieu. Pour ce premier rendez-vous, plusieurs acteurs se sont réunis pour déposer quatre propositions pour mieux encadrer la profession de createur de contenu. Plus tôt, c’est le député écologiste Aurélien Taché qui a pris les devants en présentant une proposition de loi avec le même objectif. Ce 12 décembre, deux députés de La France Insoumise, François Piquemal et Nadège Abomangoli, ont remis eux-aussi un texte visant à mieux réguler les activités des influenceurs.

Le document vient compléter les dispositions émises par Aurélien Taché. François Piquemal et Nadège Abomangoli souhaitent se concentrer sur un autre aspect de l’influence, celui des arnaques et de leur prévention.

Trois axes pour lutter contre les arnaques des influenceurs

Les députés sont partis d’un constat simple: les arnaques en ligne se sont multipliées avec le confinement. « Ça s’est beaucoup développé à cette période, car les gens passaient énormément de temps en ligne », explique François Piquemal lors d’une conference de presse. Le député pointe du doigt ces influenceurs qui ont permis à ces sites de dropshipping, de paris en ligne ou autres, de se développer rapidement. « Certaines personnes ont été arnaquées jusqu’à 30.000 euros », tient-il à souligner.

Pour tenter de mettre fin à ce fléau, les deux députés ont rédigé une proposition de loi se concentrant sur trois axes principaux. Le premier concerne la DGCCRF. Pour François Piquemal, l’organisme de répression des fraudes a besoin d’effectifs supplémentaires pour repérer ces arnaques et les sanctionner. Dans un second temps, les députés souhaitent qu’un « comité interministériel » soit constitué. L’objectif est « d’observer ces arnaques pour mettre en place des campagnes de sensibilisation ». Pour terminer, le texte suggère aux plateformes de prendre leurs responsabilités en permettant le signalement des comptes frauduleux. Enfin, il est également question de solliciter les banques pour prévenir leur clientèle dès qu’un virement est effectué en direction d’un paradis fiscal. Ce texte a principalement dans son viseur les influenceurs français basés à Dubai.

François Piquemal se dit prêt à travailler avec le gouvernement sur un possible encadrement du secteur. « On espère donner des pistes à l’exécutif pour qu’il mette en place des choses performantes », souligne-t-il.

 

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