50 influenceurs rappelés à l’ordre en Belgique

50 influenceurs rappelés à l’ordre en Belgique

Influenceurs. Depuis plusieurs mois, le gouvernement belge regarde avec attention les activités des influenceurs sur les réseaux sociaux, dans le pays. C’est le SPF Economie, un service public fédéral, qui est chargé de mettre en place des règles et de les faire appliquer. En avril dernier, l’équipe avait sorti un guide de bonne conduite destiné aux créateurs de contenu. Dans ce texte, il est écrit noir sur blanc ce que ces derniers doivent faire lorsqu’ils sont rémunérés par des marques pour réaliser un placement de produits. Mais tous ne suivent pas à la lettre ces recommandations.

Dans le courant de ce mois d’août, le SPF Economie a fait savoir qu’une cinquantaine d’influenceurs avaient reçu un mail leur rappelant certaines règles. Comme ils ont tous des entreprises, il leur est demandé de faire figurer sur chacun de leurs réseaux sociaux leur numéro d’entreprise ainsi que l’adresse de cette dernière. « Chaque entreprise doit mettre son numéro d’entreprise, son adresse et son adresse électronique sur son site internet ou sur les réseaux sociaux. Puisqu’un influenceur est une entreprise (parce qu’il gagne de l’argent, il doit donc avoir un numéro d’entreprise), cela s’applique également à lui », précise l’organisme au site vrt.be.

Des mises en garde pour les influenceurs en Belgique

Cette nouvelle directive fait suite à une réglementation européenne mise en place il y a plusieurs mois. Mais cette contrainte pour les influenceurs ne semble pas passer. Après avoir reçu ce message, Nathan Vandergunst, alias Acid sur les réseaux sociaux, a exprimé son mécontentement sur Twitter. « J‘ai reçu cet avertissement du SPF économie, je propose de créer une discussion de groupe avec tout le monde pour que nous trouvions une solution concrète, car je ne vais pas faire ça », écrit-il accompagné d’une capture écran du mail reçu. « Pour mon blog ou site internet, je comprends, il y a une logique. Mais mettre mon adresse dans ma bio Instagram, ça, c’est non. C’est de l’intrusion. Mon siège social, c’est mon domicile, pour ma sécurité et celles de mes enfants, je ne le ferai pas », indique une seconde influenceuse.

Que risquent les influenceurs comme Acid qui ne se conforment pas à la loi? S’ils ne souhaitent pas faire figurer ces différentes données, les créateurs de contenu s’exposent à une amende allant de 208 à 80.000 euros, ou jusqu’à 4% du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise. « Mais bien sûr, ce sera la toute dernière étape », affirme le SPF Economie.

D’autres créateurs de contenu ont été rappelés à l’ordre sur la manière dont ils identifiaient leurs partenariats. “Le SPF m’a contactée par mail. J’ai d’abord cru à un spam. On m’a d’abord dit que j’étais en infraction parce que je signalais seulement à la fin de mes contenus quand c’étaient des partenariats rémunérés ou non », précise une influenceuse aux dizaines de milliers d’abonnés à L’Echo.

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