Pendant la guerre en Ukraine, voici comment les réseaux sociaux luttent

Pendant la guerre en Ukraine, voici comment les réseaux sociaux luttent

Social media. La guerre en Ukraine se déroule également sur les réseaux sociaux. D’un côté, il y a ces utilisateurs qui lancent des lives sur TikTok afin de récolter de l’argent qu’ils ne redistribueront pas. De l’autre, chaque camp multiplie les communications sur les plateformes pour partager des histoires et des nouvelles du conflit. Le plus dur à ce stade est de pouvoir, chacun de notre côté, réussir à démêler le faux du vrai.

Pour éviter la propagation de fake news et de contenus douteux, les réseaux sociaux ont pris les devants. Ils ont tous mené diverses actions depuis le début du conflit. Régulièrement, les équipes de chaque application réalisent des communications pour expliquer l’avancée de leurs travaux. Voici un aperçu de ce qui a été fait jusqu’à présent. Nous ferons des mises à jour dès qu’il y aura un changement.

Les réseaux sociaux pendant la guerre en Ukraine

  • Facebook

Dans l’Europe de l’Est, Facebook est l’une des plateformes les plus populaires pour communiquer et se donner des nouvelles. Elle réunit 70 millions d’utilisateurs en Russie et 24 millions en Ukraine, soit presque la moitié de chaque pays. Selon les dires du réseau social, depuis près d’un an, une équipe spéciale constituée de personnes parlant le russe et l’ukrainien a été constituée. Leur rôle est de vérifier les contenus publiés dans ces deux langues. Pour avertir d’un potentiel danger, comme une fake news ou de la violence, un système d’avertissement a été mis en place.

Les médias d’État russes ne sont plus autorisés à faire de la publicité. Leur visibilité a été restreinte, notamment pour des sites comme RT ou encore Sputnik.

Côté utilisateurs, les équipes ont annoncé l’arrivée de fonctionnalités pour mieux sécuriser les comptes des personnes ukrainiennes. Il est ainsi possible « de verrouiller son profil Facebook, la suppression de la possibilité de consulter et de rechercher des listes d’amis, et des outils supplémentaires sur Messenger ».

  • Instagram

Pour sécuriser les échanges, une messagerie cryptée est proposée aux Ukrainiens et aux Russes. Cette option est seulement disponible lorsque les discussions se font en duo. Les personnes autorisées à accéder à cette fonctionnalité seront averties via une notification.

« D’éminents créateurs et influenceurs russes, des militants et des musiciens, utilisent Facebook et Instagram pour accéder à des informations et s’exprimer contre l’invasion », a déclaré Nick Clegg, président des Affaires internationales de Meta, comme le rapporte TechCrunch. « Nous voulons qu’ils continuent à être en mesure de le faire. Et nous voulons que les gens en Russie puissent continuer à entendre le président Zelenskyy et d’autres en Ukraine. »

Les médias d’État russe, comme sur Facebook, ont une visibilité restreinte.

Le 7 mars, Instagram a été bloqué en Russie. Cette décision a été prise à la suite d’une annonce de Facebook: assouplir ses règles vis-à-vis des publications de messages violents sur les troupes russes.

  • TikTok

C’est sur la plateforme de ByteDance que les contenus de fake news et la diffusion de live avec de fausses cagnottes ont été repérées. L’équipe ne s’est pour le moment pas plus expliquée à ce sujet.

En ce qui concerne les médias d’État russes, la plateforme bloque leur contenu grâce à un système de géolocalisation. Cette action concerne notamment des médias comme RT ou Sputnik. Un porte-parole a déclaré le 28 février que la plateforme était en lien avec l’Union Européenne.

Le 6 mars, le réseau social a annoncé qu’il était désormais impossible aux utilisateurs de poster des vidéos depuis la Russie. « À la lumière de la nouvelle loi russe sur les « fake news », nous n’avons pas d’autre choix que de suspendre la diffusion en direct et le nouveau contenu de notre service vidéo pendant que nous examinons les implications de cette loi en matière de sécurité. Notre service de messagerie intégré à l’application ne sera pas affecté », confie la plateforme dans une série de tweets.

  • YouTube

Dans tous les pays européennes, mais surtout en Ukraine, les médias d’État russe ne sont plus accessibles. La monétisation de certaines de ces chaînes a également été coupée. En parallèle, l’équipe prête une attention particulière aux contenus diffusés sur la plateforme.

  • Snapchat

En Russie, en Biélorussie et en Ukraine, les publicités sur Snapchat ont été arrêtées. La vente de publicité est donc suspendue pour ces trois pays.

L’entreprise a une équipe en Ukraine. Elle tente de les faire évacuer. En parallèle, elle a annoncé un don de 15 millions de dollars pour l’aide humanitaire.

  • Twitter

En Ukraine et en Russie, l’ensemble des publicités sur Twitter ont été coupées. L’objectif est « de garantir que les informations essentielles à la sécurité publique soient diffusées et que les publicités n’y portent pas atteinte ». Comme pour les autres plateformes, le contenu en lien avec la guerre en Ukraine est scruté pour éviter la diffusion de fake news ou d’en restreindre sa propagation. Les liens renvoyant vers des médias d’État russes comportent un avertissement visible par les utilisateurs.

En parallèle, les comptes des médias RT et Sputnik ont été suspendus.

  • Twitch

Le 7 mars, le Washington Post a annoncé que les streamers russes sur Twitch ne peuvent plus recevoir de paiements de la part de la plateforme. Ils ont reçu un mail du site leur précisant que les « paiements à l’entité financière associée à [leur] compte Twitch ont été bloqués à la suite de sanctions ».

Les réseaux sociaux rapidement bloqués en Russie

En réalisant ces différentes actions, l’ensemble de ces réseaux sociaux s’attendaient à une réaction russe. Elle ne s’est pas fait attendre. Le 4 mars, le régulateur russe des médias, Roskomnadzor, a demandé l’interdiction de Facebook dans le pays. Il a estimé que la plateforme était discriminatoire envers les médias russes. Ces décisions « violent les principes clés de la libre diffusion de l’information et de l’accès sans entrave des utilisateurs russes aux médias russes sur les plateformes internet étrangères ». Selon les agences de presse russes, Roskomnadzor a commencé à « restreindre l’accès » à Twitter.

Le président des Affaires internationales du groupe Meta, Nick Clegg, a réagi à la suite de ces nouvelles informations affirmant que des “millions de Russes seront bientôt privés d’informations fiables”. Il estime que ces Russes vont se retrouver “privés de leurs moyens de communication quotidien avec leur famille et leurs amis et réduits au silence”.

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