3 contraintes lors d’un partenariat sur le long terme avec un influenceur

3 contraintes lors d’un partenariat sur le long terme avec un influenceur

Influence marketing. Les collaborations sur le long terme sont le futur du marketing d’influence. Pour certains experts, cette phrase est celle qu’ils diffusent en boucle sur les réseaux sociaux et dans leur communication. Il est vrai qu’il peut s’agir d’une très belle opportunité pour les marques et les influenceurs. Ils vont nouer des liens sur une longue période et pouvoir échanger plus concrètement sur les projets mis en place.

Si cette stratégie de marketing d’influence peut être efficace, elle présente quelques inconvénients. Dans une récente vidéo, le YouTubeur Guillaume Ruchon a partagé les points négatifs en partant de son expérience, celui des d’ambassadeur d’une entreprise. Voici les 3 points qui peuvent se transformer en contraintes si nous n’en avons pas conscience.

Être trop étiqueté telle marque ou telle marque

Lorsqu’une marque fait appel à un créateur de contenu sur du long terme, c’est pour avant tout qu’il devienne ambassadeur. Cela signifie généralement que l’influenceur représentera la marque  sur les réseaux sociaux sur une période définie. Il sera en quelque sorte son image auprès de clients cibles. Les créations de ses contenus vont pouvoir être repris par l’entreprise pour communiquer à son tour et toucher un maximum de personnes. Mais à trop montrer son ambassadeur, ça va finir par lui nuire.

C’est ce que reproche en partie Guillaume Ruchon à Sony. Certaines autres marques ne souhaitaient pas évoluer à ses côtés, car il était trop « markété » Sony. Un problème pour les créateurs de contenu qui vivent de leurs partenariats, mais qui également présentent à leurs abonnés des nouveautés régulièrement. À force de ne parler que d’une seule marque, les autres fuient.

C’est pourquoi, il est judicieux de devenir ambassadeur pour une marque sur un temps bien défini: quelques mois, voire une année. Puis, de se concentrer sur d’autres projets. Ou alors de choisir une entreprise un peu plus éloigné de sa thématique principale. Guillaume Ruchon lui est vu comme un expert photo et vidéo. Sa communauté attend de lui des conseils et des tests de différents appareils, pas seulement ceux provenant de chez Sony.

Perdre la confiance de ses abonnés

Et c’est là que ça peut également coincer avec les abonnés. À force de ne voir qu’une marque et qu’un seul partenariat, ils vont peut-être finir par douter de la bonne fois du créateur de contenu. Guillaume Ruchon explique très bien ce problème dans sa vidéo.

« Vous m’avez vu comme commercial, porte-parole, panneau publicitaire pour Sony. Vous commenciez un peu à remettre mon jugement, mon avis en doute. Vous commenciez à avoir des a priori, des préjugés et vous remettiez en cause ma crédibilité parce que vous ne saviez pas si j’étais objectif ou non quand je testais du matériel », indique-t-il. Un influenceur sans la confiance de ses abonnés, ce n’est rien. Il est bon parfois de les écouter pour éviter de se lancer dans une aventure qui ne les intéresse pas forcément.

Ne plus savoir ce qu’il est possible de faire ou pas

Enfin, dernier point et pas des moindres, celui sur la partie juridique. Lorsqu’un créateur de contenu devient ambassadeur d’une marque, il a signé un contrat. Sur ce document, il est inscrit tout ce qu’il est possible de faire et ce que la marque lui interdit de réaliser. Il peut s’agir de mettre en avant des concurrents ou de communiquer sur telles ou telles facettes du produit. Ces contraintes peuvent être nombreuses, mais il faut les avoir en tête.

Guillaume Ruchon a toujours eu un doute et cette charge mentale a fini par trop lui peser. « C’était toujours un jonglage entre ‘est-ce que j’ai le droit de faire ça’, ‘comment ça va être pris’, ‘est-ce que je vais avoir des remarques ou quoique ce soit’. Je n’ai plus envie de ça. J’ai envie de retrouver ma liberté créative », précise-t-il.

Après avoir listé ces 3 principales contraintes, le YouTubeur a décidé de mettre un terme à sa collaboration avec Sony après 3 ans de bons et loyaux services. S’il n’est plus ambassadeur, il espère néanmoins pouvoir continuer à travailler occasionnellement avec la marque.

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