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La loi sur les enfants influenceurs jugée incomplète par certains professionnels de l’influence

Influence marketing. Des petits pas dans un monde encore flou. En mai dernier, l’ARPP (l’Agence de Régulation Professionnelle de la Publicité) présentait ses règles de bonnes conduites lors d’un partenariat rémunéré sur les réseaux sociaux entre une marque et un influenceur. Plus récemment, c’est l’agence WÔO qui a partagé sa propre charte. La semaine passée, c’est à l’Assemblée nationale que les députés ont débattu à propos du secteur du marketing d’influence.

Le député LaREM Bruno Studer y présentait son projet de loi pour combler un vide juridique: celui des enfants influenceurs. Il souhaite mieux encadrer leur apparition lors de vidéos publiées sur YouTube en obligeant les parents à les inscrire dans une agence de mannequins pour les personnes de leurs âges. De cette manière, ils sont rémunérés et l’argent est bloqué jusqu’à leur majorité. Un premier pas pour tenter d’encadrer ce nouveau métier mais qui « donne l’impression qu’aucune personne vraiment concernée n’ait été consultée… », précise Sophie Benarab, vice-présidente de l’agence Made In.

« Déconnectée de la réalité »

L’agence spécialisée dans le marketing d’influence représente deux créatrices de contenu qui partagent des vidéos avec leurs enfants: BabyChouFamily et Allô maman. Les équipes n’ont pas attendu cette proposition de loi pour gérer l’image et la rémunération de ces enfants visibles à l’écran. Depuis plusieurs années, ils font face à « des annonceurs qui demandaient à ce que l’enfant soit obligatoirement présent sur le contenu sponsorisé d’un influenceur. Nous avons pris conseil auprès d’un cabinet d’avocats pour définir dans quelles conditions l’activité s’apparentait à un travail et quelles étaient les mesures à appliquer », précise Sophie Benarab. Si aujourd’hui, cette mesure est appliquée systématiquement pour un partenariat avec un enfant, il a été difficile au départ de faire comprendre aux marques l’intérêt de ces agences de mannequins. « Les choses sont désormais bien établies et la grande majorité des acteurs dans l’influence sont très favorables à ce qu’on encadre l’activité des enfants », poursuit-elle.

Si cette proposition de loi, adoptée en première lecture est un premier palier de franchi, elle semble avoir un train de retard par rapport à ces professionnels. « La loi ne mentionne que les plateformes vidéo (youtube principalement), qu’en est-il d’Instagram où de nombreux enfants d’influenceurs apparaissent sur les photos et dans des contenus sponsorisés par des marques?, se questionne la vice-présidente de Made In avant de poursuivre. La loi n’évoque d’ailleurs pas le cas de sponsorisation de contenus par les marques, elle est décorrélée de la réalité. » Pour elle, les enfants font également face à de nombreuses autres problématiques: le harcèlement en ligne, l’accès à certains contenus inappropriés pour leur âge. Le fait d’inscrire dans la loi ce cadre légal est déjà une belle avancée mais les acteurs du secteur auraient apprécié être sollicités.

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