Press "Enter" to skip to content

Caroline Calloway, l’instagrameuse qui affole les États-Unis

Instagram. Le bad buzz est là. Outre-atlantique, le nom d’une instagrameuse est sur toutes les lèvres depuis début septembre. Elle s’appelle Caroline Calloway et tient le compte Instagram du même nom. Quotidiennement depuis 2012, elle poste des photos et raconte sa vie avec de très longues légendes. C’est sa prose qui l’a fait connaître. Aujourd’hui plus de 700.000 personnes la suivent sur le réseau social.

Âgée de 27 ans, elle est originaire de Virginie où elle a grandi. La jeune femme a sa majorité a fait changer son vrai nom de famille Gotschall pour Calloway. Elle pensait que « Calloway sera mieux un jour sur les couvertures de livres ». Son rêve ultime comme vous pouvez le comprendre est de devenir autrice. Pour ce faire, elle a entamé des études à New York avant de partir à Cambridge. C’est durant ces années qu’elle a ouvert son compte Instagram pour partager son histoire. « J’ai commencé par écrire une autobiographie au travers de plusieurs publications sur Instagram et j’ai présenté différentes personnes de ma vie comme des personnages », expliquait-elle au magazine Man Repeller en 2018.

View this post on Instagram

When I arrived at Cambridge I thought a lot of things. I thought: I am scared to start college in a country where I know no one. I thought: My next door neighbor is a hot. I thought: HOLY SHIT THIS WHOLE WORD OF OXBRIDGE IS MONEY WAITING TO BE MADE. I knew how much Americans loved Harry Potter and I knew how meaningful it would be for them to see that wizarding world come to life in reality—with aristocrats instead of witches and iPhones in their hands instead of wands. There were moments when I looked around me and I saw castles and fireworks and champagne flutes and dawn. And there were moments when I saw: Dollar signs. Never metaphorical Great British Pounds Sterling because I understood the very REASON no one had cashed in on the decadence and DARKNESS of Oxbridge in 900 years was the English distaste for excitement about balls or palaces or royalty. They love their culture, but they want that love to be unobtrusive, invisible—off-handed in a way like you really didn’t even realized you loved clay-pigeon shooting and Caledonian dancing—it was just something you did with your family growing up. And don’t even get me started on how the British embarrassment towards sincere expressions of emotion gets in the way of talking about mental health. Here’s a truth no one will say: Oxbridge students are so full of sadness. But we feel like being honest about that will make us ungrateful for al the sacrifices—our own and other’s—that brought us there. I would like to thank all the disdainful glances that passed among my British friends (and enemies!) during my 3 years at Cambridge whenever I expressed delight or depression. I was too much. I decided to keep being too much because (1) it’s the Real Me, and (2) to assimilate fully into the British psyche would mean to lose the very American tools by which I could observe, metabolize, AND SELL THIS STORY TO AMERICANS SOMEDAY. Britain’s willful unawareness of grandeur and polite repression of discomfort are exactly why I get to be among the first Americans to package up the pain and pleasure of Oxbridge and sell it back to Hollywood. Just when this Anglophile thinks she couldn’t love England any more—I do.

A post shared by Caroline Calloway (@carolinecalloway) on

Une « arnaqueuse »?

Le succès est au rendez-vous. Son nombre d’abonnés ne cesse de croître et elle se fait approcher par une maison d’éditions. En 2016, elle signe un contrat avec Flatiron Publishing pour écrire ses mémoires. Le livre s’intitule « And We Were Like ». Sauf qu’il ne verra jamais le jour. En 2017, Caroline Calloway explique s’être retirée du projet parce que ce qu’on lui demande ne ressemble pas à la proposition initiale. Elle avait aussi peur de se dévoiler. La jeune femme a donc décidé de « mettre fin contrat tout en devant beaucoup d’argent » à l’éditeur plutôt que d’écrire le livre qu’elle avait promis à sa communauté. À ce moment-là, l’histoire fait déjà grand bruit mais ce n’est pas la seule histoire qui l’a met sur le devant de la scène.

En décembre 2018, l’instagrameuse décide de créer des ateliers de créativité. Deux ont lieu à New York et sont un « véritable succès » selon ses dires. Elle décide donc d’organiser une tournée dans tout le pays. Le ticket d’entrée s’élève à 165 dollars. Un prix assez cher selon la journaliste Kayleigh Donaldson. Caroline Calloway aurait d’ailleurs admis avoir écrit l’atelier en une seule journée… Une information qu’elle aurait sûrement dû garder pour elle. Devant cette mauvaise publicité, la jeune femme décide de rembourser ses abonnés et de ne pas donner de conférences. Le mot arnaque est alors sur toutes les lèvres et dans tous les médias. Quelques années plus tard, en septembre 2019, un nouveau scandale la concernant éclate.

View this post on Instagram

For our second day of back-to-back meetings I shocked everyone on my team today by wearing a bra. I also paired my ox-blood printed flairs with the last of the fresh white orchids I brought to California from New York tucked into a messy bun with a spray of fly-away hairs. But my agent, Addison, almost outdid me hair-fashun-wise with her very on-trend pearled clips and dark green nail polish. We have decided to make next Tuesday a full day of meetings instead of a half-day, but after that THAT IS IT. I love meetings but being “on” for eight hours exhausts me. I would which producers or production companies will fill-up the last spots! My favorite part of these meetings is hearing about which ones of my favorite actresses have said they want to play me.

A post shared by Caroline Calloway (@carolinecalloway) on

Une histoire adaptée au cinéma

Tout commence avec un texte rédigé par Natalie Beach intitulé « I was Caroline Calloway » (« J’étais Caroline Calloway »). Cette jeune femme a fait la rencontre de l’instagrameuse à l’université NYU. Elle a rapidement été fascinée par son talent d’écriture. Elle se souvient notamment « des nouvelles sur ses peines de cœur et des pulls en cachemire sans soutien-gorge qu’elle portait ». Rapidement, les deux étudiantes se lient d’amitié mais Natalie Beach qualifie cette relation de « toxique » si bien qu’elle finit par devenir le « nègre littéraire » de Caroline Calloway. C’est elle qui serait derrière nombreux de ses posts, elle aurait aussi travaillé sur l’ébauche du livre. Enfin, la jeune femme avoue que l’instagrameuse est accroc aux amphètes et a acheté des faux abonnés, ce qui explique sa fulgurante ascension.

La principale intéressée ne semble pas lui avoir encore répondu. Même avant de connaître sa défense, les Américains se sont passionnés pour cette histoire. La rumeur court qu’un projet de film sur Caroline Calloway serait en préparation. Elle dit elle-même qu’Hollywood l’a contactée. L’instagrameuse vient de signer avec UTA, une des plus grosses agences d’artistes du pays.

Suivez l'actualité des influenceurs sur Twitter
Abonnez-vous à notre newsletter

2 Comments

  1. sha sha 15 octobre 2019

    Comment ça devenir le nègre de .. ?

    • gensdinternet gensdinternet Post author | 15 octobre 2019

      Bonjour, il s’agit d’une expression pour désigner le fait que quelqu’un écrit à la place de quelqu’un d’autre. Il a été utilisé ici par Natalie Beach pour expliquer que c’était elle qui était l’auteure des récits de Caroline Calloway.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous à notre newsletter !

Recevez chaque mercredi midi toutes les actualités du secteur du marketing d'influence.