Comment les lobbies s’infiltrent chez les influenceurs

Comment les lobbies s’infiltrent chez les influenceurs

Réseaux sociaux. Le 25 février dernier, un colloque baptisé « La place des lobbies dans l’influence » a été organisé par le député Jeremie Iordanoff. À ses côtés, il était possible de retrouver des acteurs de l’industrie comme l’UMICC, le député Arthur Delaporte co-auteur de la loi influenceurs ou encore Amélie Deloche, cofondatrice de Paye ton influence. La soirée s’est construite autour de deux conférences visant à mieux comprendre comment encadrer le lobbying direct et indirect.

« L’idée était de mettre en avant le fait que dans les partenariats avec des influenceurs, on voit de plus en plus de lobbies sectoriels arriver, souvent avec des intentions sociétales et politiques derrière. Ils vont des fois instrumentalisés les créateurs en ne disant pas forcément qui ils sont vraiment et quels sont leurs objectifs évidemment politique« , confie au site Les Gens d’Internet, Amélie Deloche. Selon elle, avec les élections présidentielles qui arrivent, les lobbies vont sûrement intensifier leur prise de parole et contacter des créateurs.

Vers une prise de conscience ?

Le lobby a toujours eu une place dans le secteur de l’influence. Les premiers à avoir investi en masse les réseaux sociaux sont Les Produits Laitiers qui ont travaillé avec des profils comme Mister V. En 2026, ils comptent poursuivre leur implication dans l’influence et se font désormais accompagner par l’agence Brainsonic.  « Arthur Delaporte a également rappelé à quel point il y a eu des lobbies sectoriels qui ont essayé d’influencer sur la loi influenceur et notamment des lobbies de l’agro-alimentaire et des alcooliers qui ont essayé de faire en sorte qu’il n’y ait pas de régulation ou moindre sur la promotion de ces acteurs », confie Amélie Deloche.

Parfois, des créateurs se font malheureusement instrumentalisé. Amélie Deloche rappelle l’affaire du Bonalan « où l’influence fait la promotion d’un pesticide qui va être interdit en Europe ». Après la publication, l’agence se rend compte que des lobbies sont derrière et supprime la publication. En passant par les créateurs de contenu, leur objectif est d’influencer la société, la politique et d’avoir un impact sur les lois.

Même si les lobbies sont de plus en plus présents, une prise de conscience est à noter. Amélie Deloche cite Squeezie qui, en 2025, avait expliqué publiquement regretter ses collaborations avec Les Produits Laitiers, car il s’est rendu compte que c’était un lobby. « Il y a encore beaucoup de travail à faire car les créateurs et les agences ne sont pas formés à identifier ces nouveaux acteurs là », conclut Amélie Deloche.

À voir aussi:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *