Comment fonctionne l’algorithme de LinkedIn? Nous avons tenté l’expérience en 20 jours
LinkedIn. LinkedIn vient d’annoncer l’arrivée d’une toute nouvelle fonctionnalité qui est déjà bien mise en place sur d’autres réseaux sociaux: le cross post. Désormais, les utilisateurs pourront inviter d’autres personnes à collaborer sur leurs posts. Ainsi, les publications apparaîtront sur leur profil, mais également sur ceux des personnes et des pages qui ont accepté le cross post. Avec cette fonctionnalité arrive une nouvelle statistique: les membres touchés par les publications qui ne sont pas dans votre réseau.
Ce n’est pas un simple ajout technique. Cette nouveauté illustre la direction prise par LinkedIn ces derniers mois : diffuser les contenus au-delà des cercles habituels lorsqu’ils sont jugés pertinents. Une évolution qui s’accompagne de nombreux changements de son algorithme. Son fonctionnement reste très opaque. Pourtant, plusieurs indices permettent de mieux comprendre ce qui est aujourd’hui mis en avant. Une récente étude de MagicPost montre par exemple que les publications rédigées avec l’intelligence artificielle perdent en visibilité. De son côté, LinkedIn multiplie les fonctionnalités destinées à encourager les échanges et à élargir la portée des contenus de qualité.
Pour mieux comprendre ces évolutions, notre journaliste Clara Phelippeaux a tenté une expérience: pendant vingt jours, elle a cherché à appliquer les bonnes pratiques de la plateforme afin d’observer ce qui fonctionne réellement. Voici les principaux enseignements tirés de cette immersion.
Quand publier? Pour qui? Nous avons testé les bonnes pratiques sur LinkedIn
Sur LinkedIn, l’objectif de l’algorithme est d’améliorer la distribution des contenus et de rendre le fil d’actualité plus intelligent. Ainsi, il analyse les sujets des publications, leurs valeurs informatives, la qualité des échanges et l’intérêt des membres. Le feed est influencé par ce que les utilisateurs regardent, commentent, recherchent et ignorent. Autrement dit, la plateforme ne cherche plus uniquement à mettre en avant les publications qui génèrent le plus d’engagement, mais celles qui répondent à un véritable intérêt pour une audience donnée. Quand on publie sur LinkedIn, il faut donc se poser plusieurs questions: quel est l’angle du post, quelle est la cible et comment créer une conversation avec l’audience. En 2026, il n’est plus question de créer du « reach », mais plutôt de transmettre des informations aux bonnes personnes.
Au début de notre expérimentation, l’objectif était de publier tous les jours. Rapidement, nous nous sommes rendu compte que ce n’était pas nécessaire. LinkedIn valorise les publications pertinentes et qui apportent une expertise aux utilisateurs. Il faut donc être régulier pour exister sur le réseau social, mais pas quotidiennement. Il est aussi important de laisser vivre les publications. Contrairement à d’autres plateformes où les contenus s’essoufflent en quelques heures, une publication LinkedIn peut continuer à être diffusée plusieurs jours après sa mise en ligne si elle suscite encore des interactions pertinentes. Les équipes de la plateforme préconisent de publier 3 à 4 publications par mois. Les hashtags ne boostent pas davantage les publications, mais en ajouter quelques uns permet de mieux contextualiser le sujet.
Au terme de ces vingt jours, une chose est sûre: il n’existe pas de recette miracle pour performer sur LinkedIn. Mais, on comprend mieux les attentes de la plateforme. La visibilité ne repose plus sur la fréquence de publication, mais sur l’expertise, la crédibilité et la qualité des échanges. Sur son réseau social, LinkedIn veut mettre en avant la pertinence des contenus plutôt que leur simple portée.

