Pourquoi les bureaux parisiens du réseau social X ont-ils été perquisitionnés?

Pourquoi les bureaux parisiens du réseau social X ont-ils été perquisitionnés?

X. Au sein de l’Union européenne, et en France, le réseau social d’Elon Musk est souvent pointé du doigt. En juillet 2025, X était visé par une enquête du gouvernement français à cause de son algorithme de recommandation. La plateforme a refusé de coopérer, et a qualifié cette procédure comme portant « atteinte au droit fondamental de X à une procédure équitable et menace le droit à la vie privée de nos utilisateurs et la liberté d’expression ».

En ce début d’année 2026, de nombreux utilisateurs ont demandé à Grok, l’intelligence artificielle de la plateforme, de ne pas modifier leurs photos, car des personnes malintentionnées se servaient de l’outil pour dénuder des femmes. À la suite de cette situation, plusieurs pays ont considéré l’idée de bannir le réseau social de leur territoire. Il semble que les tourments soient loin d’être terminés pour le réseau social d’Elon Musk. Le 3 février, les locaux français de l’application ont été perquisitionnés dans le cadre d’une enquête pénale menée par les autorités judiciaires françaises.

Pour Elon Musk, cette perquisition est une « attaque politique »

Le 3 février, le parquet de Paris a annoncé sur X, le déroulement d’une « perquisition dans les locaux français de X par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris ». Les investigations sont menées avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie et l’agence européenne de police Europol. Cette opération fait suite à une enquête ouverte en janvier 2025, à cause de signalements concernant les algorithmes de X. Plus récemment, le fonctionnement de la plateforme Grok est aussi dans le viseur des autorités, à cause de la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel. L’enquête s’est également élargie à des chefs d’accusations graves, notamment la complicité de diffusion de contenus pédopornographiques et l’administration d’une plateforme illicite en bande organisée. Le parquet de Paris a confié à l’AFP qu’ils travaillent en collaboration avec plusieurs pays sur cette enquête.

Elon Musk, le PDG du réseau social a qualifié la perquisition « d’attaque politique », et a reçu le soutien de Pavel Durov, fondateur de Telegram, qui a critiqué cette intervention. « La France est le seul pays au monde à poursuivre pénalement tous les réseaux sociaux qui offrent une certaine liberté aux utilisateurs. Ne vous y trompez pas: ce n’est pas un pays libre », affirme-t-il. Le réseau social confie que cette opération repose « sur des motivations politiques ». « Les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées et X réfute catégoriquement avoir commis la moindre infraction », ajoute la plateforme.

Elon Musk et Linda Yaccarino, ancienne directrice générale de X jusqu’en juillet 2025, sont convoqués pour être entendus le 20 avril prochain par la justice française « à des fins d’auditions libres ». Ils devront revenir sur les faits, et proposer d’éventuelles mesures pour conformer le réseau social à la législation française et européenne. Des salariés de la plateforme ont également été convoqués en tant que témoins. Ils interviendront au tribunal entre le 20 et le 24 février 2026.

Le parquet de Paris a annoncé dans la foulée la fermeture de son compte X.

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