Ne pas avoir de plateforme pour faire de l’influence est une « anomalie de marché », selon Guillaume Doki-Thonon (Reech)

Ne pas avoir de plateforme pour faire de l’influence est une « anomalie de marché », selon Guillaume Doki-Thonon (Reech)

Influence marketing. Comme toujours au mois de janvier, le secteur de l’influence en France peut se plonger dans l’étude de Reech. Depuis 10 ans, l’équipe réalise une analyse du marché pour montrer son évolution, mais aussi les freins et questionnements des acteurs qui le composent. Pour 2026, ce sont 400 professionnels évoluant en agence et chez l’annonceur qui ont été interrogés. 40 pages de chiffres et d’analyse ressortent de leurs réponses.

Si durant des années, le mot d’ordre du secteur était l’authenticité, pour Reech cette année, ce sera crédibilité. Que ça soit côté agence comme côté marque, les professionnels évoluent désormais depuis de nombreuses années dans l’univers de l’influence. Ils se sont rodés durant de longs mois sur leurs premières campagnes. Aujourd’hui, on entre dans la phase de maturité où chacun comprend un peu mieux ce qu’est ce nouveau levier et comment l’appliquer. Mais pour Guillaume Doki-Thonon, fondateur et CEO de Reech, il y a une « anomalie de marché ». Les entreprises ayant investi dans un outil tech pour gérer et suivre leurs campagnes sont encore peu nombreuses.

Le marché de l’influence en France arrive à sa maturité

Depuis 2020, l’industrie fait face à une hybridation des campagnes. Les annonceurs réalisent quelques activations en interne et en délèguent d’autres à des agences. « Ce sont généralement les plus gros projets, ceux avec de gros influenceurs, qui sont gérés en externe », précise Guillaume Doki-Thonon lors de la présentation de l’étude. Selon le rapport 2026, 40% des annonceurs fonctionnent de cette manière. Pour pouvoir gérer des campagnes en interne, il faut à la fois avoir une équipe, mais également les outils nécessaires pour pouvoir suivre les performances. Les marques ayant répondu sont 40% à avoir investi dans une plateforme.

Côté agence, le chiffre est un peu plus conséquent, puisqu’il s’élève à 59%. Ces plateformes d’influence ont développé une offre similaire au fil des années: la mise en place des campagnes, leur suivi, la recherche de profils d’influenceurs ou encore le reporting automatique de campagnes font partie de leurs fonctionnalités phares. Elles offrent aux acteurs de l’influence la possibilité d’accéder à de la data, directement issue des réseaux sociaux.

Au-délà de ces aspects tech, ces outils permettent également une meilleure compréhension du marché. L’un des freins rencontrés par les équipes et mentionnés dans l’étude est le manque de connaissance pour 33% des répondants. Pour autant, l’investissement n’est pas fait.

Le budget dans l’influence marketing, un frein

Pourquoi l’investissement n’est-il pas réalisé? La première réponse est le budget. Ces plateformes d’influence sont coûteuses. Il faut parfois investir plusieurs dizaines de milliers d’euros par an pour l’intégrer en interne. L’investissement n’est pas négligeable quand on regarde les montants investis dans l’influence: 25% des répondants ont un budget compris entre 11.000 et 50.000 euros, seuls 17% dépassent les 300.000 euros.

Pour faire grandir ces enveloppes, les équipes vont débloquer de nouveaux budgets en réduisant ceux destinés à des actions de communication et de marketing plus traditionnels. Pour Guillaume Doki-Thonon, c’est « le serpent qui se mord la queue. Si on ne peut pas analyser les retombées concrètes des actions d’influence, prouver que l’investissement a été bon, il est plus compliqué pour les équipes de débloquer de nouveaux budgets pour faire de l’influence ».

Néanmoins, Reech voit une évolution. En 2015, quand la plateforme s’est lancée, elle était en avance sur le marché. C’est de cette manière que la partie agence a été créée, afin de pivoter et de répondre aux demandes plus actuelles des acteurs. Aujourd’hui, Reech Influence Cloud, la partie tech, bénéficie de ses propres clients. Guillaume Doki-Thonon est certain d’une chose, c’est qu’il va y avoir un besoin de s’outiller. « On réfléchit à une offre plus accessible », nous a-t-il soufflé.

Vous pouvez retrouver l’étude de Reech juste ici.

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