4 effets néfastes des réseaux sociaux sur les adolescents, selon un rapport de l’ANSES
Réseaux sociaux. Les réseaux sociaux font partie de notre quotidien depuis des années maintenant. Facebook a été lancé il y a plus de 20 ans, Instagram il y a plus de 10 ans. Ces plateformes rythment notre journée. Rien d’étonnant quand on sait que nous sommes 73,2% de la population mondiale en octobre 2025, soit 6 milliards de personnes à être présents sur Internet, d’après des chiffres issus du dernier Digital Report. Pour mieux comprendre l’impact de ces nouvelles technologies sur la santé, l’ANSES vient de publier un nouveau rapport.
Durant 5 ans, un groupe de spécialistes s’est réuni pour analyser la littérature scientifique et des études faites sur les réseaux sociaux et les conséquences sur notre santé. Des biologistes, pédopsychiatres, psychologues et chercheurs en science de l’information et de la communication ont ainsi travaillé ensemble sur le sujet. Leur analyse a été publiée ce mardi 13 janvier 2026 et met en avant 4 gros impacts néfastes sur la santé des plus jeunes.
Voici les 4 gros effets des réseaux sociaux sur la santé des adolescents
L’étude pointe notamment du doigt les algorithmes et la manière dont les réseaux sociaux sont pensés. Tout est fait pour que l’on y reste le plus longtemps possible et qu’on y consomme du contenu mis sous nos yeux, sans que l’on ne fasse de recherches. « Les principes de conception des réseaux sociaux numériques exploitent des vulnérabilités propres à l’adolescence », constatent les experts. Ces profils ont besoin d’interaction, sont en pleine construction de leur identité et sont prêts à prendre des risques. « L’adolescence est une période où la vulnérabilité au niveau des troubles psychologiques et psychiatriques s’installe », poursuivent-ils.
Parmi les effets néfastes des plateformes, il est possible d’en retrouver 4 principaux: le trouble du sommeil, les TCA, les comportements à risque (alcool, drogue, tabac..) ainsi que le cyberharcèlement. Parmi les profils les plus exposés, on retrouve les adolescents LGBTQIA +, les adolescents souffrant de certains troubles psychiatriques ou encore les filles qui seraient plus exposées « à la pression sociale et au cyberharcèlement » que les garçons.
Dans ce rapport, l’ANSES en profite également pour soumettre des idées, afin de mieux contrôler les plateformes. « Il faut apporter aux pouvoirs publics et aux citoyens des éléments de compréhension du numérique […] et asseoir des politiques d’éducation et d’accompagnement au numérique. » Ces derniers mois, Emmanuel Macron a plusieurs fois pris la parole à ce sujet, estimant que les réseaux sociaux sont « le far west ».

