Les créateurs sont de plus en plus transparents sur leurs partenariats, mais des manquements sont toujours présents
Influence marketing. En 2026, l’ARPP n’a cessé d’accompagner les créateurs de contenu et les marques, à mieux appréhender la réglementation autour de l’influence. Un nouveau certificat dédié à la beauté a été dévoilé en mai 2026, et un second centré sur le milieu sportif a été présenté en juin dernier. Au total, ce sont 2677 créateurs et créatrices de contenu qui sont désormais certifiés, sur 6200 profils qui se sont inscrits.
Pour montrer l’impact de cet accompagnement, l’ARPP publie chaque fin d’année, son Observatoire de l’influence responsable. Les résultats de la nouvelle édition ont été dévoilés ce jeudi 1er octobre, lors d’une matinée de tables rondes. En 2026, la transparence sur les collaborations commerciales semble avoir été mieux appréhendée par les créateurs. En 2025, le taux de manquement atteignait 13% chez les créateurs certifiés et 39% chez les non-certifiés. En 2026, il s’établit respectivement à 10% et 18%. Pour mener cette étude, 25.000 contenus dans la finance, la beauté, les jeux d’argent et l’alimentation ont été analysés.
Que faut-il retenir de ce nouvel Observatoire de l’influence responsable dévoilé par l’ARPP?
Même si une amélioration globale est à noter, il reste tout de même quelques mauvais réflexes à faire disparaître. Pour l’ARPP, les contreparties non financières comme les invitations ou la présence à un événement sont imprécises. Le créateur est tenu à indiquer dans quelles mesures il publie un contenu, sur invitation ou sur demande avec rémunération. D’autres moyens de monétiser le contenu comme l’affiliation ou encore les codes promotionnels doivent également indiquer une collaboration commerciale, ce qui n’est pas encore le cas pour tous les créateurs. L’ARPP alerte également sur les lives, où la mention du partenariat n’est pas forcément visible tout au long de la diffusion, tout comme les stories. La mention doit être précise sur chaque slide pour avertir la communauté du discours commercial.
Pour cette nouvelle édition de son Observatoire de l’influence responsable, l’ARPP a analysé 4 secteurs. Celui de la beauté est de loin celui qui présente les meilleurs résultats. En revanche, « dans la finance, les jeux d’argent et l’alimentation, le cumul des mentions obligatoires entraîne davantage de difficultés d’insertion, notamment dans les formats courts, séquencés ou diffusés en direct. »
L’ARPP annonce de nouveaux certificats thématiques, avec l’arrivée de celui sur l’alimentation, lancé en octobre, puis celui sur la santé et le bien-être dévoilé au premier trimestre 2027.
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