Le réseau social Vine fait son grand retour sous le nom de DiVine
Social media. En 2012, le réseau social Vine cartonne auprès des jeunes. En seulement 6 secondes, ils devaient créer des vidéos dynamiques et drôles à partager avec leur communauté. Rachetée par Twitter peu de temps après sa sortie, l’application fait naître des vocations, et des profils comme Lele Pons, Logan Paul ou encore Jérôme Jarre, qui décident d’en faire leur métier. Mais, en 2017, Vine ferme ses portes et les millions de vidéos courtes disparaissent.
Depuis plusieurs années, la rumeur court que Vine pourrait renaître de ses cendres en gardant son concept initial de vidéos très courtes. Le 28 avril, c’est officiel, Vine ou plutôt DiVine est disponible en téléchargement sur mobile.
DiVine rétablit plus de 500.000 archives de Vine sur son application
DiVine relance le concept de Vine. Le projet est financé par l’organisation « and Other Stuff », lancée par Jack Dorsey, le co-fondateur de Twitter. Pour lui, c’est très important de recréer une application similaire à Vine. Il estime que fermer ce réseau social était une erreur, et qu’aujourd’hui il est essentiel de proposer des contenus originaux et de qualité aux utilisateurs.
Dès l’ouverture de l’application, l’esthétique de Vine saute aux yeux. Le logo est similaire, et l’interface est verte et noire. Pour l’instant, l’application est disponible sur liste d’attente, et une petite poignée d’utilisateurs peuvent tester le réseau social. La plateforme redonne vie aux archives de Vine, avec plus de 500.000 vidéos remises en ligne. On retrouve également les comptes des « vinners » originaux, comme Lele Pons ou Logan Paul. Il est possible de revoir les vidéos qui les ont rendus populaires. Les likes, le nombre de vues et les commentaires de l’époque ont été rétablis.
Le réseau social reprend les codes de Vine: publier des vidéos courtes et originales. DiVine souhaite se démarquer en limitant les contenus générés par l’intelligence artificielle. Alors, les contenus doivent être directement filmés depuis l’application, ou attester de leur origine via le standard ouvert C2PA, qui permet de tracer la provenance d’un fichier numérique. Pour l’instant, DiVine ne mise pas sur les marques et la publicité pour rendre sa plateforme rentable. Les équipes de développement envisagent un abonnement payant pour accéder à de nouvelles fonctionnalités ou un système de dons pour soutenir les créateurs.

