Comment la Turquie souhaite interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans
Social media. Doit-on interdire ou pas les réseaux sociaux aux moins de 15 ans? Emmanuel Macron continue de prendre la parole à ce sujet, pour sensibiliser les plus jeunes ainsi que les parents. Au niveau européen également, le sujet fait partie de ceux des plus discutés. Au niveau international plus globalement, il est pris plus qu’au sérieux.
En avril 2026, la Turquie a adopté une loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Une mesure forte, qui s’inscrit dans un mouvement global de durcissement des règles autour de l’usage des plateformes numériques par les mineurs. Elle suit le pas de ce qui a été réalisé en Australie, où les moins de 16 ans n’ont plus l’autorisation de se connecter aux plateformes.
Le projet de loi voté par la Turquie pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans
Cette prise de décision intervient dans un contexte particulier. La loi a été adoptée une semaine après la tuerie de Kahramanmaraş, dans le sud de la Turquie, où un adolescent de 14 ans a tué neuf élèves et un professeur lors d’une fusillade dans un collège. La police enquête sur les activités en ligne de l’auteur de l’attaque, également décédé, afin de déterminer ses motivations.
Afin de protéger les mineurs contre l’exposition à des contenus violents ou toxiques, le cyberharcèlement, la désinformation ou encore l’addiction aux écrans, la Turquie a voté un projet de loi qui obligera les plateformes de réseaux sociaux à mettre en place des systèmes de vérification de l’âge, à fournir des outils de contrôle parental et à réagir rapidement aux contenus jugés préjudiciables, a indiqué l’agence de presse Anadolu. « Nous vivons une époque où certaines applications de partage numérique corrompent l’esprit de nos enfants et où les plateformes de médias sociaux sont, pour le dire crûment, devenues de véritables cloaques », a déclaré Recep Tayyip Erdoğan, le président, lundi 20 avril, lors d’une allocution télévisée.
L’opposition politique turque dénonce une mesure disproportionnée, qui pourrait porter atteinte aux libertés individuelles. La loi entrera en vigueur six mois après sa publication dans le Journal officiel.
