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L’Assemblée nationale adopte en première lecture l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

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Social media. L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs est un sujet qui est au cœur des discussions, surtout au gouvernement. L’Australie a déjà pris la décision d’interdire l’accès aux plateformes aux moins de 16 ans, et le Parlement européen va dans cette direction également. En France, Emmanuel Macron a fait la promesse de protéger les jeunes du danger que représentent les réseaux sociaux avant la fin de son mandat présidentiel.

Le 18 novembre 2025, les députés macronistes, représentés par Laure Miller, ont déposé une proposition de loi pour interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, ainsi que la mise en place d’un couvre-feu numérique. Le 26 janvier, le texte a été présenté à l’Assemblée nationale par Gabriel Attal. Celui-ci a été adopté en première lecture.

« C’est une étape majeure », affirme Emmanuel Macron sur X

« C’est une première en Europe. La France ouvre le chemin », se félicite Gabriel Attal, ancien Premier ministre et co-signataire du projet de loi. Après la présentation du texte à l’hémicycle, la proposition du parti de Laure Miller a été adoptée à 116 voix contre 23. L’une des propositions a cependant été modifiée. Celle-ci concerne l’interdiction des téléphones portables dans l’enceinte des lycées, comme cela est déjà le cas au collège et dans les écoles primaires. Désormais, le texte laisse le soin à chaque établissement de définir les lieux où l’utilisation du téléphone est autorisée.

Maintenant, le texte doit être présenté au Sénat dans les prochaines semaines. Emmanuel Macron a demandé une procédure accélérée, afin d’appliquer la loi le plus rapidement possible. Si la proposition de loi est adoptée, elle peut entrer en vigueur dès le 1er septembre 2026, comme l’a promis le président de la République. « C’est une étape majeure », affirme Emmanuel Macron sur X. « Parce que le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre. Ni aux plateformes américaines, ni aux réseaux chinois », ajoute-t-il. Dès la rentrée, un outil de vérification de l’âge sera mis en place pour déterminer l’âge des utilisateurs. « Ni l’État, ni les plateformes n’auront accès à ces données », assure Gabriel Attal sur Instagram.

Une annonce qui fait réagir sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, l’annonce a fait réagir les utilisateurs et certains créateurs. C’est notamment le cas de la Tiktokeuse Miel Abitbol, qui est également la cofondatrice de Lyynk, une plateforme dédiée à la santé mentale des jeunes. Sur TikTok, elle déplore cette proposition de loi. « On ne parle jamais de l’autre côté. Des jeunes qui sont sauvés par un message à 2h du matin, de ceux qui trouvent enfin des personnes qui leur ressemblent », explique-t-elle. « Les jeunes installeront des VPN, iront sur des plateformes encore moins régulées et ils contourneront, comme c’est déjà le cas en Australie. […] Vous ne les protégez pas, mais vous déplacez le problème et les rendrez invisibles », assure-t-elle.

@miel_abtt

L’interdiction aux réseaux sociaux et le couvre-feu numérique ne sont PAS les bonnes solutions. @Gabriel Attal @Emmanuel Macron

♬ son original – Miel ✨

Il reste également à savoir si le texte de loi de Laure Miller se conforme au droit européen, notamment avec l’application du Digital Services Act. Pour rappel, la loi Marcangeli qui instaurait une majorité numérique à 15 ans a été adoptée en 2023 par le gouvernement. Mais, elle n’a jamais pu être appliquée, car elle n’était pas conforme au droit européen.

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