À Dubaï (Émirats arabes unis), des règles strictes encadrent le secteur de l’influence en 2026
Influence marketing. En ce début d’année, il y a un événement mondial qui a réuni une grande partie de la Creator Economy. Le 1 Billion Followers Summit s’est tenu à Dubaï. L’objectif est d’y regrouper les créateurs, les journalistes, les experts de l’industrie ainsi que les marques et les plateformes. Selon Gregg Bywalski, Managing Director de Webedia Creators, c’est « le nouvel épicentre mondial de la Creator Economy« . Et c’est loin d’être le seul à être revenu des étoiles plein les yeux.
Ce que les visiteurs ont pu apprendre, leur permet de voir l’ampleur du secteur au niveau mondial, et les grandes trajectoires qu’il prend. C’est aussi un bon moment pour se familiariser avec les réglementations instaurées dans chaque pays, et notamment aux Émirats Arabes Unis. Selon Statista, le marché de la publicité par les influenceurs devrait y atteindre près de 97 millions de dollars d’ici 2030, contre 69,35 millions de dollars en 2024. Des agences françaises ont créé leur antenne à Dubaï pour y développer leurs activités. Mais pour y parvenir, il faut se mettre en conformité avec les règles établies.
Quel est la réglementation en matière d’influence marketing à Dubaï en 2026 ?
Depuis plusieurs années, les influenceurs qui souhaitent exercer leur métier doivent détenir une licence pour les collaborations rémunérées. Ils ont jusqu’au 31 janvier 2026 pour faire une nouvelle demande pour obtenir un « permis de publicité » qui inclut les partenariats rémunérés, mais également les avantages en nature comme les cadeaux de marques. Ce précieux sésame coûte plusieurs milliers d’euros, mais les personnes résidentes dans le pays sont exemptées des frais pendant les 3 premières années.
Pour les créateurs internationaux qui souhaitent réaliser des campagnes temporaires dans le pays, ils doivent obtenir le « Avertiser Permit », qui doit être soumis par l’intermédiaire d’une agence de publicité ou d’une agence artistique autorisée à exercer ses activités aux Émirats arabes unis. Pour certaines publicités, les créateurs peuvent attendre l’autorisation des autorités avant de publier. Ces règles strictes visent à protéger la diffusion de contenus problématiques sur les réseaux sociaux, à commencer par des posts qui touchent aux sujets politiques. Par ailleurs, c’est également un moyen de mieux savoir comment est structuré le secteur et combien d’influenceurs exercent réellement.
En France, une mise à jour de la loi influenceurs est en train d’être travaillée pour ajouter de nouvelles règles ou améliorer les textes existants, notamment ceux concernant le milieu de la presse pour y inclure les créateurs de contenu.

