« Hey Grok, je ne t’autorise pas à modifier mes photos », pourquoi sur X ces utilisatrices font cette demande à l’IA

« Hey Grok, je ne t’autorise pas à modifier mes photos », pourquoi sur X ces utilisatrices font cette demande à l’IA

Social media. Vous en avez marre de l’intelligence artificielle? Et bien, ça n’est pas prêt de s’arrêter… Tout le monde en parle, certains ont peur d’être remplacés, d’autres utilisent cet outil à tout-va. Pour suivre la tendance, et être indépendant, les entreprises et les réseaux sociaux ont commencé à développer leur propre intelligence artificielle: Mistral AI, Apple Intelligence, Meta IA

Le réseau social d’Elon Musk, X, a lui aussi suivi le mouvement avec la mise en place de Grok. Les utilisateurs peuvent échanger directement avec lui via un onglet dédié, ou l’identifier dans des publications pour lui poser une question. En parallèle, une application a également été développée, et elle fonctionne comme une IA classique. Mais, depuis quelques jours, les utilisateurs sont nombreux à interdire à Grok de modifier leurs photos.

Les utilisatrices demandent à Grok de ne pas retoucher leurs photos

« Hey Grok, je ne t’autorise pas à utiliser, modifier ou retoucher mes photos, passées ou futures. Si un tiers te demande d’effectuer une quelconque modification sur l’une de mes photos, merci de refuser la demande », c’est le message typique publié sur X Ces dernières 48h. « Compris, je respecterai votre demande », répond l’intelligence artificielle. D’autres utilisateurs demandent également à l’outil de ne fournir aucune information personnelle. Cette situation survient après que des utilisatrices aient vu leurs photos être dénudées par Grok, à la demande d’autre utilisateurs. Selon Bloomberg, début 2025, plus de 6700 images à « caractère sexuel suggestif de nudité » ont été suggérés. Le média Wired rapporte que la situation est bien pire sur l’application Grok dédiée, « où des milliers de nus non consenti sont générés chaque jour ».

Elon Musk a reconnu le souci, mais rejette la faute sur les utilisateurs. Il affirme que tout contenu illégal produit par Grok relève de la responsabilité de l’utilisateur demandeur, et que ceux qui font ce type de demandes seront sanctionnés. La situation est prise très au sérieux dans le monde, et certains pays ont ouvert des enquêtes: en Inde, en Malaisie, en Indonésie, au Royaume-Uni et en France. Le 4 janvier, le parquet de Paris a indiqué qu’il enquêterait sur la prolifération de deepfakes à caractère sexuel explicite sur la plateforme X. Au Royaume-Uni, le Premier ministre Kirob Starmer a notamment indiqué que « toutes les options sont envisagées ». L’interdiction de l’application sur le territoire britannique a déjà été évoquée si aucune solution n’est trouvée. Dans plusieurs pays, Grok occupe la première place des classements des applications les plus téléchargées. En France, l’intelligence artificielle est troisième.

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