70% des Français doutent de l’honnêteté des influenceurs, selon une étude d’Adobe
Influenceurs. En 2026, les contenus réalisés par des influenceurs sont présents partout sur les réseaux sociaux. Les marques s’appuient sur leur visibilité pour faire la promotion de leurs produits, à travers des collaborations commerciales. Mais, pour garder la confiance de leur audience, les créateurs doivent être irréprochables et transparents. Les utilisateurs sont devenus de plus en plus intransigeants, et le moindre faux pas peut leur faire tout perdre.
C’est notamment ce qu’il s’est passé avec Cyril Schreiner, qui a orchestré le faux kidnapping de son chien Albert pour proposer un contenu divertissant, en renvoyant systématiquement ses abonnés sur Snapchat. Lorsque la supercherie à été avouée, des associations ont porté plainte contre lui, son agence a rompu leur collaboration, et les marques vont certainement réfléchir à deux fois avant de travailler avec lui.
Pour mesurer l’indice de confiance des utilisateurs en ce qui concerne les contenus partagés par les créateurs sur les réseaux sociaux, Adobe a réalisé une étude en interrogeant 2000 Français. En décembre 2025, Havard Business Review a révélé que 61% des utilisateurs estiment avoir perdu confiance dans les recommandations faites par des influenceurs.
4 choses à retenir sur l’indice de confiance des utilisateurs sur les contenus partagés par les créateurs
Que nous dit l’étude menée par Adobe? Voici ce qu’il faut retenir:
- Les utilisateurs se méfient
L’étude montre que seulement 30% des répondants estiment que les influenceurs sont réellement honnêtes dans leurs recommandations, ce qui signifie que 70% doutent de leur sincérité. 12% des participants vont jusqu’à penser qu’ils sont « rarement honnêtes ». Les Baby Boomers sont la tranche d’âge la moins influençable, car seuls 19% d’entre eux trouvent les créateurs dignes de confiance.
- Les utilisateurs exigent une transparence absolue
En 2026, les utilisateurs ne font plus l’impasse sur la transparence. 64% des Français considèrent qu’il est indispensable que les influenceurs mentionnent systématiquement leurs partenariats sponsorisés. Chez les 35-44 ans, ce chiffre grimpe à 68%. Depuis le 9 juin 2023, la loi qui encadre l’influence commerciale impose la mention de collaboration commerciale sur les réseaux sociaux. Pour les participants, les « red flags » sont les contenus scriptés, les recommandations motivées par l’argent et la promotion de produits non utilisés par le créateur. Au contraire, des interactions authentiques avec l’audience, et l’utilisation véritables des produits mis en avant permettent aux utilisateurs d’avoir confiance. Les hommes privilégient davantage l’expertise du créateur, que l’utilisation réelle du produit.
- Les millennials sont moins influençables
Bien qu’ils consomment beaucoup de contenu, les millennials ne sont pas crédules. 69% d’entre eux déclarent vérifier systématiquement un produit ou faire des recherches complémentaires après l’avoir vu sur les réseaux sociaux d’un influenceur.
- La confiance varie en fonction des régions
Selon l’étude d’Adobe, la région Grand-Est est celle qui se méfie le plus des recommandations des influenceurs. 47% pensent que les créateurs sont malhonnêtes. En revanche, en Normandie, 37% des répondants pensent qu’ils sont honnêtes. C’est la région qui obtient le pourcentage le plus important.
L’étude intégrale est à retrouver ici.
