Influenceurs. Ces derniers jours, tout le monde ne parle que du mensonge de Cyril Schreiner. Pendant une dizaine de jour, l’influenceur suivi par des millions de personnes, à mis en scène le kidnapping de son chien Albert. Ces contenus cumulent des millions de vues sur les réseaux sociaux. Pour suivre l’histoire dans son intégralité, les utilisateurs étaient constamment redirigés sur Snapchat. Sur les plateformes, de nombreux créateurs de contenu, utilisateurs, et même des associations ont relayé l’histoire de Cyril Schreiner et lui ont apporté du soutien. D’autres, en revanche, partageaient leurs doutes sur la véracité de cette histoire.
Finalement, le 9 février, Cyril Schreiner avoue tout. Le kidnapping de son chien n’était qu’une mise en scène pour divertir sa communauté, car le créateur avait l’impression de tourner en rond avec ses vidéos. Mais les aveux arrivent bien trop tard pour les personnes qui l’ont soutenu. Son agence, JennAgency a rompu immédiatement sa collaboration avec Cyril Schreiner. Plusieurs associations ont partagé leur indignation sur les réseaux sociaux, certaines ont même porté plainte.
YouCare et l’association Waf déposent plainte pour pratique commerciale trompeuse contre Cyril Schreiner
Faute avouée, à moitié pardonnée? Il ne semble pas que ce soit le cas pour Cyril Schreiner. On lui reproche d’avoir fait durer le mensonge trop longtemps, et d’avoir instrumentalisé la perte de son animal. Le 10 février, l’association YouCare a annoncé avoir déposé plainte contre le créateur « pour avoir orchestré le faux kidnapping de son chien dans le but de faire le buzz et de s’enrichir sur Snapchat et TikTok ». Le lendemain, l’association Waf affirme avoir également porté plainte. Lors de l’annonce de la disparition d’Albert, l’association a apporté son soutien au créateur de contenu, pour notamment l’aider dans ses recherches. Mais, leurs échanges n’ont pas été plus loin. « Nous comptons sur la justice pour condamner fermement cette mise en scène et ces pratiques commerciales trompeuses afin qu’elles ne deviennent pas une mode sur les réseaux sociaux« , explique le communiqué sur Instagram.
De son côté, le Parti Animaliste a également condamné la mise en scène de Cyril Schreiner dans un communiqué de presse. Ils demandent à ce que la loi qui encadre l’influence commerciale soit appliquée, et que les plateformes assument « leur responsabilité d’éditeurs en retirant les contenus mensongers impliquant des animaux ». « Un animal n’est pas un outil de storytelling ni un accessoire marketing. […] L’État doit agir : la loi existe, elle doit être appliquée, et elle doit désormais être complétée pour encadrer clairement l’utilisation d’animaux sur les réseaux sociaux » déclare Helène Thouy, porte-parole du Parti animaliste. Dans cette logique, le communiqué de presse liste plusieurs propositions faites au gouvernement, comme la création d’un cadre réglementaire spécifique, ou encore rendre les plateformes et les créateurs solidairement responsables de leurs contenus.

