Plus de 260 influenceurs contrôlés en 2024 par la DGCCRF

Plus de 260 influenceurs contrôlés en 2024 par la DGCCRF

Influence marketing. Comme tous les ans, la DGCCRF a rendu son rapport sur ce que l’équipe de la répression des fraudes a réalisé comme travail l’an passé. Depuis 2023, une partie des agents se concentre sur ce qu’il se passe en ligne, notamment sur les réseaux sociaux. Les publications des influenceurs et des créateurs de contenu sont scrutés avec attention, pour voir s’ils respectent la loi du 9 juin 2023, régulant le secteur en France. Récemment, c’est le candidat de télé-réalité Julien Tanti qui a pris la parole pour s’exprimer sur ses erreurs passées, sur son compte Instagram. Mais il est loin d’être le seul à être passé par le bureau de la DGCCRF.

Selon un rapport dévoilé le 13 mars dernier, la répression des fraudes a contrôlé plus de 260 profils d’influenceurs en 2024. « Plus de 260 influenceurs ont été contrôlés, notamment à la suite de signalements. 110 présentaient des pratiques répréhensibles : absence d’affichage de l’intention commerciale, allégations de santé et cosmétiques, fausses promotions, publicité pour des loteries, produits financiers ou paris sportifs, vente pyramidale… », peut-on lire dans le compte-rendu. Ces signalements ont principalement été réalisés via la plateforme SignalConso. La situation reste souvent la même: de fausses promesses, notamment liées au gain d’argent. »Certains indiquent que c’est facile et sans risque, tandis que d’autres ont perdu des centaines de milliers d’euros », explique à Franceinfo, Sarah Lacoche, la directrice générale de la DGCCRF.

Tous n’ont pas été sanctionnés. Toujours dans ce rapport, il est indiqué que « ces manquements devraient aboutir à 40 avertissements, 65 injonctions, et 8 procès-verbaux pénaux. » Le travail devrait se poursuivre en 2025. Une seconde version de la loi influenceurs est actuellement en cours de rédaction. L’UMICC, accompagné de créateurs et des acteurs de l’industrie souhaitent la faire évoluer sur différents points: la vérification d’âge et contrôle parental sur les outils numériques, la modération des contenus et le financement du secteur de l’influence commerciale et autonomisation des créateurs de contenu. De son côté, la DGCCRF précise avoir « engagé un travail de coopération avec les plateformes pour qu’elles suspendent plus rapidement des comptes quand c’est nécessaire ».

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