Les Gens d'Internet

Face à la mobilisation lycéenne, plusieurs créatrices et créateurs ont pris la parole sur les réseaux sociaux

Politique. La rentrée de septembre est marquée par une mobilisation étudiante sans précédent. Depuis le 17 septembre, le mouvement lycéen réclame plus de moyens pour leurs établissements et des professeurs supplémentaires, dénoncent un emploi du temps trop surchargé et l’angoisse quand il s’agit de Parcoursup. Les réseaux sociaux sont l’un des espaces où ils peuvent exprimer leurs revendications. D’après des données partagées par Visibrain, 2,6 millions de messages ont été publiés sur X autour de ce mouvement, un volume près de 2 fois supérieur à celui observé lors de la venue du Pape à Paris.

Ces revendications ne sont pas passées inaperçues auprès des créatrices et des créateurs de contenu, qui prennent peu à peu position ouvertement sur le sujet. Depuis le début du mois d’octobre, les stories sur Instagram laissent place à des prises de parole et prises de position que certains jugent encore trop peu nombreuses.

Squeezie, Léna Situations… quand les gros créateurs parlent de la mobilisation étudiante

Des créateurs de contenu déjà engagés n’ont pas attendu deux semaines pour échanger sur le sujet avec leur communauté. Dès le début de la mobilisation, les contenus et positions ont été partagés sur leurs comptes. Mais à partir du 2 octobre, des profils plus grand publics et très suivis ont également décidé de commenter l’actualité. Maghla a partagé une publication d’Hugo Décrypte sur le sujet. Squeezie a suivi quelques heures plus tard, avec également le partage d’un post du média, agrémenté d’un texte. « Ils ont besoin d’être entendus et leurs demandes sont plus que légitimes. Admiratif et fier de nos étudiants », écrit-il en story sur son compte Instagram.

lena situations squeezie mouvement lycéen

Le même jour, Léna Situations prend à son tour la parole. Elle écrit sur Instagram être « de tout cœur avec les lycéens et les étudiants qui se mobilisent actuellement. Les revendications d’avoir les moyens de pouvoir étudier dignement sont légitimes et méritent d’être écoutées. Aucune violence n’est à tolérer, ni les violences dont sont victimes ces jeunes, ni celles que des minoritaires peuvent commettre pour décrédibiliser le mouvement ». Elle finit par tagguer directement Emmanuel Macron.

De son côté, Tibo InShape qui a été interpellé par l’un de ses abonnés sur le sujet, explique avoir pris le temps de se renseigner avant de parler. Pourquoi ? Parce qu’il savait que ça allait lui apporter « plus de négativité qu’autre chose ». Le 6 octobre, il décide de prendre la parole en vidéo sur ses réseaux sociaux. Il y dénonce les casseurs, qui par leurs actes de violence « invisibilisent les revendications ». « On peut défendre une cause, exprimer son mécontentement et réclamer des changements sans mettre en danger sa vie ou celle des autres. Aux lycéens qui me regardent, ne participez pas aux dégradations ». Il a également un mot à destination des médias qui ne font que relayer les actes de violence et ne mettent pas plus en avant les revendications des étudiants, selon lui.

Autre prise de position d’un gros profil, celui d’EnjoyPhoenix. Elle a écrit une story et s’est également filmé face caméra pour réagir à quelques messages reçus. « Depuis des années, on jette la pierre à la jeunesse qui ne s’intéresse pas aux études, qui selon énormément de personnes au gouvernement n’ont pas envie de travaillé, n’ont pas envie de se donner les moyens. Là, factuellement, on a des jeunes qui décident dans la rue et qui manifestent, certains pacifiquement d’autres moins, mais mai 68 vous pensez que c’était quoi ? Et aujourd’hui, on ne leur donne pas ce qu’ils veulent, on vient leur taper sur la figure. Ce n’est pas normal », précise-t-elle sur Instagram. Dans un vlog YouTube posté le 8 octobre, elle en parle plus longuement, durant près d’une dizaine de minutes.

D’autres créateurs entendent également ce « ras-le-bol » des lycéens, comme Joyca. « J’ai la chance d’avoir un statut qui me met à l’abri de beaucoup de ces problèmes, mais ce n’est pas le cas de beaucoup de mes proches, alors je comprends ce ras-le-bol », confie-t-il en story. 

Sur les réseaux sociaux, le mouvement prend une très grande place dans les discussions en ligne depuis son lancement. Un pic est à noter le 1er octobre, avec plus de 568.000 publications sur le sujet, publiées. Mais les contenus qui deviennent viraux restent très politisés. Sur TikTok, Manon Aubry a donné la parole à une étudiante de Seine-Saint-Denis, 1,5 million de vues, tandis que Sarah Knafo a republié sont interview sur LCI, 1,3 million de vues.

Le mouvement va se poursuivre ces prochains jours. D’autres créateurs pourraient être amenés à se positionner sur le sujet, mais a également parler plus largement de politique. L’instagrameuse Yasmine Golotchoglova a fait une story appelant à voter LFI en 2027, tout en évoquant la situation actuelle.

Images ©Pexels

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