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Noholita, Romain Lanery… les créateurs français sont de retour sur Facebook

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Facebook. Non, Facebook n’est pas mort. Au contraire, le réseau social de Meta continue d’investir toujours plus dans la Creator Economy. Son objectif est toujours le même: attirer davantage de créateurs de contenu pour proposer des vidéos intéressantes et pertinentes à ses utilisateurs. En 2025, le réseau social a versé 3 millions de dollars aux créateurs, ce qui représente 35% de plus qu’en 2024. Facebook a également révélé que le nombre de créateurs gagnant 10.000 dollars ou plus par an a augmenté de 30%.

Pour aller plus loin, la plateforme a dévoilé un nouveau programme de rémunération pour les créateurs qui souhaitent se lancer ou redécouvrir Facebook, baptisé « Creator Fast Track« . Depuis le début de l’année 2026 en France, de plus en plus de créateurs reviennent sur la plateforme, et d’autres font même évoluer leur stratégie de contenu pour répondre aux codes du réseau social.

Comment les créateurs français font-ils leur retour sur Facebook?

Le « Creator Fast Track » est un programme qui permet à des créateurs déjà établis sur d’autres réseaux sociaux d’investir Facebook. Pendant trois mois, ils ont une garantie de rémunération qui s’élève jusqu’à 3000 euros, ainsi qu’un accès automatique à la monétisation de la plateforme. Mais Facebook ne cible pas uniquement les nouveaux profils. Les créateurs ayant abandonné la plateforme depuis plusieurs mois peuvent également en profiter, à condition de relancer leur activité. « Le retour des créateurs sur Facebook est clairement orchestré. Meta est dans une logique de reconquête : rajeunir son audience et relancer l’engagement en injectant à la fois du budget et de la visibilité », explique Anaïs Loubère, fondatrice de l’agence Digital Pipelettes. « Ceux qui s’y positionnent tôt peuvent capter de la portée et des revenus avant la prochaine saturation », ajoute-elle.

Dans le podcast Speakeasy, Romain Lanery explique qu’en 2026, il est « un Facebooker avant d’être un YouTubeur ». Il affirme avoir réalisé 21,2 millions de vues sur le réseau social, grâce aux Reels Facebook en 2025. Il révèle avoir fait évoluer sa stratégie de contenu en transformant ses vidéos longues publiées sur YouTube en série de vidéos verticales. Ses anciens contenus reprennent vie sur l’application de Meta.

Romain Lanéry n’est pas le seul à s’intéresser au potentiel de la plateforme. L’influenceuse Noholita a fait son retour dessus en décembre 2025, alors qu’elle n’était plus active depuis 2020. Pourtant, cet espace réunissait plusieurs milliers d’abonnés. Désormais, elle publie des contenus similaires à Instagram: son quotidien avec son bébé ou ses collaborations commerciales. De son côté, Solène, connue sous le pseudonyme Soneeel, s’est lancée récemment sur la plateforme. En seulement un mois, elle a dépassé les 100.000 abonnés, en publiant des formats courts déjà testés ailleurs. « La Gen Z cherche le divertissement rapide, les tendances éphémères et la viralité. Les plus de 50 ans cherchent l’utilité, la réassurance et l’incarnation. Ils exigent une promesse tenue et une véritable valeur ajoutée. […] Loin des snacks contents de scrollers professionnels, on privilégiera les contenus pédagogiques ou des vidéos expertes sans montage épileptique », conclut Anaïs Loubère.

Publier sur Facebook ne demande pas forcément d’effort supplémentaire, puisqu’il est possible de poster une photo ou une vidéo sur Instagram et Facebook en même temps. Investir Facebook est une bonne opportunité pour les créateurs de développer leur présence sur d’autres plateformes, et de toucher une autre cible un peu plus âgée. Grâce au Creator Fast Track, ils bénéficient d’une nouvelle source de revenu pour continuer de développer leur activité.

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