Site icon Les Gens d'Internet

EU KIDS Act: les propositions de la Commission européenne pour protéger les enfants sur les réseaux sociaux

UE réseaux sociaux

Réseaux sociaux. Les discussions se poursuivent sur les moins de 15 ans et les réseaux sociaux. En France, Emmanuel Macron a annoncé ce lundi 14 septembre, avoir déposé un nouveau texte de loi à Bruxelles pour interdire les plateformes aux plus jeunes. « Après un travail technique rigoureux, le Gouvernement notifie aujourd’hui de nouvelles écritures à la Commission, un mois après la décision du Conseil. Cette protection doit aussi devenir la norme pour tous les enfants européens« , a-t-il écrit sur X.

En parallèle, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a également pris la parole cette même semaine concernant ce sujet. Ce 17 septembre, la Commission a partagé « EU KIDS Act », une proposition législative pour « donner accès à leurs services aux enfants de moins de 13 ans » et qui fixe à 15 ans l’âge légal pour l’ouverture de son propre compte.

Ce qu’il faut retenir de la proposition d’EU KIDS Act

Voici un résumé des points principaux de la proposition d’EU KIDS Act.

La Commission européenne a adopté l’EU KIDS Act pour renforcer la sécurité des enfants en ligne dans toute l’UE. Le texte interdit l’accès aux médias sociaux aux moins de 13 ans et fixe l’âge minimal pour ouvrir son propre compte à 15 ans, selon une approche progressive. Entre 13 et 15 ans, l’accès reste possible via un compte contrôlé par un parent, avec des garde-fous comme une limite d’une heure d’écran par jour. La proposition oblige désormais les plateformes à démontrer que leurs services sont sûrs et adaptés à l’âge, plutôt que l’inverse.

Le texte impose surtout une véritable « sécurité dès la conception » à tous les services accessibles aux mineurs (réseaux sociaux, partage de vidéos, jeux en ligne, mais aussi compagnons IA et chatbots). Sont interdits : les fonctionnalités addictives, les fils de recommandation basés sur le profilage, le défilement infini sans point d’arrêt, les mécanismes de récompense trompeurs, les notifications nocturnes et les contacts non sollicités avec des inconnus. Les compagnons IA devront être désactivés par défaut et ne pourront pas simuler de relations affectives créant une dépendance. Les profils des mineurs seront privés par défaut, avec géolocalisation, caméra et micro désactivés.

Pour faire respecter ces règles sans sacrifier la vie privée, l’UE mise sur des outils de vérification de l’âge, notamment une application européenne dédiée qui ne conserve ni pièce d’identité ni données biométriques. La vérification sera obligatoire à la création de compte, et estimée pour les comptes existants via des indicateurs indirects (date de création, données de carte bancaire).

Cette proposition s’appuie sur les travaux d’un groupe d’experts convoqué par Ursula von der Leyen, réuni pour la première fois en mars 2026, ainsi que sur un Eurobaromètre montrant que 92% des Européens jugent prioritaire de mieux protéger les enfants en ligne. Le texte doit maintenant être examiné par le Parlement européen et le Conseil dans le cadre de la procédure législative habituelle, la Commission appelant à une adoption rapide compte tenu de l’urgence exprimée.

Retrouvez l’ensemble des propositions juste ici.

Images ©Pexels

À voir aussi:

Quitter la version mobile