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À Art Basel, les influenceurs sont soumis à des règles très strictes

influenceur art

Influenceurs. Dans le secteur de l’art, l’événement Art Basel s’est fait une belle réputation. Depuis 2013, des journalistes, des collectionneurs d’art, des galeristes et autres invités de prestige peuvent se rendre à cette foire et découvrir de nouveaux artistes et leurs créations. Ce rendez-vous très prisé est organisé à Bâle, à New York ou encore à Hong Kong. La prochaine édition se tiendra en Chine du 25 au 29 mai prochain. Pour la première fois, de nouveaux profils ont la possibilité de s’accréditer.

Il s’agit des créateurs de contenu spécialisés dans l’art. « Les réseaux sociaux sont devenus une partie intégrante du paysage médiatique au cours de la dernière décennie, et nous sommes conscients que c’est une plateforme importante pour nos galeries et nos artistes », confie un porte-parole au site Artnet News. Pour obtenir cette accréditation, les influenceurs doivent s’enregistrer en ligne. Chaque demande est traitée au cas par cas. Ce dispositif est loin d’être étonnant. Ce qui arrive ensuite l’est encore plus!

Les influenceurs de l’art soumis à des règles strictes

Les influenceurs présents à Art Basel devront suivre des directives bien précises pour pouvoir assister à la manifestation. Les organisateurs leur demandent ainsi de ne pas faire de lives dans les allées. Les photos d’autres visiteurs ne sont pas autorisées si ces derniers n’ont pas donné leur accord. Pour toute publication sur les réseaux sociaux, l’utilisateur a l’obligation de mentionner le compte d’Art Basel, de créditer les artistes mis en avant.

« Il suffit de regarder les panneaux affichés dans le coin supérieur de chaque stand pour trouver les noms des galeries et les textes muraux à côté de chaque œuvre pour trouver les noms des artistes », poursuit le porte-parole. Des hashtags en anglais et en chinois traditionnel simplifié sont également demandés sur chaque post. « Toute personne qui enfreint ces règles ou qui perturbe le déroulement du salon peut être expulsée à tout moment », est-il indiqué dans un document interne que le site Artnet News a pu se procurer.

Si le dispositif mis en place semble très cadré, l’ouverture des accréditations aux influenceurs du monde de l’art est une réelle avancée. C’est également l’opportunité pour les organisateurs de toucher une cible connectée et beaucoup plus jeune. Selon le rapport annuel de la société d’assurance spécialisée Hiscox, 40% des nouveaux collectionneurs d’art disent être influencés par Instagram et les autres réseaux sociaux.

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