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« Mieux mesurée, la Creator Economy serait encore mieux valorisée et reconnue », confie Paul Boulangé (Influential France)

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Influence marketing. Le secteur de l’influence a été plus que mouvementé ces dernières semaines. L’arrivée de nouveaux acteurs tels que Influential France au sein de Publicis a suscité de nombreuses réactions d’autres professionnels du secteur, se désolant parfois de voir un marché encore plus parsemé qu’il ne l’est déjà. Mais ces nouvelles entités ont bien décidé à aider au secteur à se solidifier et se professionnaliser davantage.

Pour mieux comprendre le positionnement d’Influential France, le site Les Gens d’Internet a posé quelques questions à Paul Boulangé, Président de l’agence.

5 questions à Paul Boulangé, Président d’Influential France

Paul Boulangé: Nous travaillons sur ce lancement et plus globalement autour de l’intégration Influential au sein de Publicis Connected Media depuis plus d’un an. Il est stratégique pour nous à plusieurs titres. Parce que nous pensons que l’influence marketing et la Creator Economy doivent passer à l’âge adulte et que nous avons les armes pour participer à cette transition : une mesure de la performance plus précise et fiable ; une vision stratégique de la collaboration marques / talents / IP ; des solutions agentiques et technologiques (Captiv8) qui permettront à à l’ensemble de l’écosystème de gagner en efficacité.

Influential est intégré à une vision marketing globale grâce à l’approche de Publicis Connected Media. Nos stratégies et activations sont regroupées autour de la Customer ID et sont connectées aux expertises Media (Publicis Media), Commerce (Publicis Commerce et Bizon), CRM/Datamarketing (Epsilon), Influence marketing (Influential) et à l’ensemble de nos partenaires médias. Nos clients bénéficieront donc d’une approche influence marketing qui prend en compte tous les points de contacts clients.

Enfin, parce que Influential France est un modèle adapté au marché français. Notre ambition est d’intégrer l’influence marketing dans un travail global sur l’empreinte culturelle des marques qui est la réponse incontournable pour les clients qui cherchent à émerger dans monde où l’attention publicitaire est en souffrance.

J’en vois plusieurs. Notre appartenance à Publicis Groupe tout d’abord. Être intégré à une approche Power of One nous permettra de mettre nos expertises aux services de tous les métiers : Création, publicité, RP, plateformes digitales, design, consulting technologique, événementiel et bien sûr média.

Un écosystème unique sur le marché, qu’il soit interne ou externe. En interne via Publicis Connected Media et externe via les médias, nos clients et nos partenaires influence marketing (agences, talents, et producteurs d’IP).

Enfin notre approche sur l’empreinte culturelle des marques. Notre objectif est de rendre les marques influentes par elles-mêmes pas uniquement d’activer un levier supplémentaire.

La Creator Economy, et l’influence marketing en général, se sont développées si rapidement que beaucoup de fondamentaux manquent à l’appel. La catégorie toute entière a mis face à face des talents avec leurs codes et leur grammaire en face d’annonceurs avec les leurs. En résulte beaucoup de collaborations auxquelles il manque les outils de traduction idoines. Cela abouti à une effervescence assez rafraîchissante mais souvent trop opportuniste, last minute, avec un cadre stratégique et des objectifs marketing peu clairs. Malgré tout, cela fonctionne ! Ce qui nous fait dire que le potentiel est immense.

Nous allons donc apporter ce que nous savons le mieux faire pour comprendre les enjeux stratégiques des clients et les traduire en objets
culturels impactants, mesurer au-delà de l’EMV (Earned Media Value) car nous sommes convaincus que, mieux mesurée, la Creator Economy serait encore mieux valorisée et reconnue, mettre le client au centre de la démarche de création plutôt qu’en bout de chaîne. Enfin, apporter notre puissance technologique autour de Captiv8 en intégrant une approche CRM/datamarketing et Commerce aux activations influence marketing.

Comme je l’ai mentionné, l’alpha et l’omega de cette industrie est aujourd’hui l’EMV. C’est un bon indicateur. Mais notre étalon doit être la suite d’outils de mesures des médias traditionnels. Nous sommes très loin d’avoir défini une approche claire et lisible de la contribution de la Creator Economy à la brand equity et à la performance business. Nous l’avons déjà mesuré de manière ad hoc et je peux vous assurer que c’est bien plus puissant que l’EMV !

Si je devais donner une méthode, je dirais

1/ se rencontrer, se connaitre. Trop d’annonceurs ne connaissent que quelques talents de noms sans vraiment appréhender leur univers.

2/ acculturer les talents aux enjeux des marques. On suppose, à tort, que cela ne les intéresse pas. Je ne compte plus le nombre de fois où des talents, parmi les plus connus, nous ont demandé « alors, est-ce que ça a bien vendu ? »

3/ collaborer, co-créer. Organiser des sessions où on écoute le talent sur ses envies, ses idées, ses rêves aussi. Ce n’est surtout pas fait pour valider ou censurer mais pour trouver des narrations dans lesquelles des éléments de la marque ou du produit peuvent naturellement trouver leur place.

Images ©Pexels

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