Réseaux sociaux. Depuis 2020, le secteur de l’influence est regardé et analysé par de nombreuses organisations et politiques. Le gouvernement s’est penché sur une loi pour mieux encadrer l’industrie en France. Au niveau de l’Europe, des discussions sont également en train de se dérouler pour donner lieu à un cadre unique à tous les membres. Le Sénat ou encore la DGCCRF ont aussi étudié et publié des rapports sur les réseaux sociaux ou le métier de créateurs. Ce mercredi 18 février, c’est l’Autorité de la concurrence qui a dévoilé un avis sur les relations entre les réseaux sociaux et les créateurs de contenu.
Le rapport est explicite: la relation entre les deux parties doit être plus transparente. Selon l’Autorité de la concurrence, les créateurs sont dépendants des plateformes. Sans elles, ils ne peuvent pas publier de contenus ni se créer de communauté. C’est ce qui est appelé une « dépendance structurelle ». De l’autre côté, les réseaux sociaux ont besoin de ces profils pour venir animer des thématiques et venir alimenter le flux de publications. L’analyse met en avant un « fort déséquilibre » entre les deux parties. « Les créateurs de contenu ayant répondu au sondage de l’Autorité confirment, pour 80% d’entre eux, que leur pouvoir de négociation avec les plateformes est faible voire très faible », peut-on lire.
Les recommandations de l’Autorité de la concurrence pour les créateurs de contenu et les réseaux sociaux
Pour permettre de faire avancer le secteur, l’Autorité de la concurrence a soumis plusieurs recommandations aux réseaux sociaux. Dans ce texte, elle débute par la monétisation. Il est noté que, contrairement à d’autres lois existantes, aucune n’oblige les plateformes à redistribuer le revenu généré. Certaines le font, mais les créateurs sont soumis à des conditions d’accès, alors que tous permettent une génération de revenus aux applications. Mais certaines comme Instagram ne propose rien. Du côté des créateurs, ils déplorent le peu de visibilité sur le montant des revenus à venir.
Le second point s’intéresser à la diffusion des contenus. Les créateurs n’ont aucune information sur la manière dont leur publication sera diffusée. « L’Autorité déplore cette opacité et encourage les plateformes à faire preuve de davantage de transparence dans la mise en œuvre de leurs algorithmes de recommandation et de leurs mesures de modération. » Enfin, l’Autorité de la concurrence demande à ce que des interlocuteurs soient nommés pour répondre aux questions des créateurs.
Le texte termine par deux points des plus importants. Comme les algorithmes ne sont pas transparents, l’Autorité de la concurrence précise aux plateformes qu’il ne leur est pas possible de privilégier une publication plutôt qu’une autre, espérant engendrer davantage de revenus, et qu’il ne leur est pas possible de pénaliser les collaborations commerciales.
Au total, ce sont 7 recommandations qui ont été produites pour permettre une meilleure relation entre les créateurs et les plateformes. Vous pouvez les retrouver ici.

