Créateur. En fin d’année dernière, Banijay France a annoncé le lancement d’une nouvelle plateforme baptisée « POC ». L’objectif est d’accompagner les créateurs dans la protection et la mise à disposition de leur IP, afin de les vendre dans le monde entier. La société de production avance avec les créateurs depuis plusieurs mois déjà, et leur propose des financements pour créer leurs projets. Récemment, Sparkdise a mis en ligne une version revisitée de « La 1ère Compagnie » et Louise Aubery a publié le premier épisode de « Got to dance ».
Cette envie des créateurs de se diriger vers une production vidéo plus intense, demandant des moyens plus gros, n’est pas passée inaperçue du côté du CNC. Depuis fin 2017, l’organisme propose des aides publiques aux créateurs, pour les aider à produire des séries, des films ou encore des documentaires à destination de YouTube notamment. Il s’agit du Fonds CNC Talent. L’enveloppe budgétaire disponible a été jusqu’à présent de 2 millions d’euros. En cette rentrée, le CNC a annoncé une revalorisation à hauteur de 3 millions d’euros, permettant le soutien d’une centaine de productions par an.
Le fonds CNC Talent change de nom pour se nommer le Fonds d’aide à la création pour les plateformes sociales
« C’est une excellente nouvelle pour toute la profession. Il s’agit d’une première réponse institutionnelle à un besoin structurel de la creator economy: l’accès à des financements adaptés, équitables et durables, à la hauteur de l’impact culturel, social et économique des créateurs sur les plateformes numériques », précise Bénédicte de Kersauson, déléguée générale de l’Union des métiers de l’influence et des créateurs de contenu (UMICC) au Figaro. Avec la revalorisation de ce montant, le fonds CNC Talent change de nom pour désormais se nommer le Fonds d’aide à la création pour les plateformes sociales.
Pour bénéficier de cette aide, seules « les œuvres spécifiquement conçues pour une première exploitation sur les plateformes de partage de vidéos (dites « plateformes sociales ») et présentant une forte valeur ajoutée culturelle et artistique » sont éigibles. Tout ce qui concerne les les jeux, les variétés et les retransmissions sportives ou encore les journaux ou les émissions d’informations du type reportage, ne peuvent pas soumettre de dossier. Toutes les informations sont disponibles ici.
Pour l’UMICC, le travail ne doit pas s’arrêter là. « Le renforcement du Fonds d’aide à la création pour les plateformes sociales est une excellente nouvelle pour toute la profession. C’est un signal positif, mais il ne peut être qu’un début. Il faut désormais aller plus loin : mieux financer les créateurs, élargir les bénéficiaires, défendre une création indépendante forte sur les plateformes. L’UMICC y veillera », poursuit Bénédicte de Kersauson.

